Avis de Xirong : "La modernité ne m’intéresse que si elle rejoint ou retrouve quelque chose de ce que j’appelle un archaïsme (Liliane Giraudon)"
On a là environ vingt textes traduits enfrançais et produits par une quinzaine d’auteurs ukrainiens mais aussi quatre Polonais et un Américain. Ils ont été écrits en langue polonaise par des exilés entre 1950 et 2022. Tous sont issus de la revue Kultura imprimée en France et neuf proviennent de la plume Bohdan Osazdezuck. Ce mensuel parisien a proposé six-cent-trente-sept numéros et à côté ont été publiés cent-soixante-et-onze numéros de Cahiers historiques et quatre cent monographies.
Le premier texte "Dans l’anneau de fer" est signé Slobojanine. Il s’agit du pseudonyme de Mykola Kholobenko. Ce dernier est né en 1902 près de Kharkov. Après la Seconde Guerre mondiale, il vit un temps en Allemagne puis vient en France, s’installant en 1951 à Sarcelles à une date où cette ville de moyaine banlieue compte nombre d’Ukrainiens. Cet article évoque la répression de l’intelligentsia ukrainienne en 1929. La deuxième contribution rappelle, comme le premier, que Kharkiv (très proche des limites entre l’Ukraine et la Russie) est la capitale de la République socialiste soviétique d’Ukraine pendant toute l’Entre-deux-guerres. Dans cette cité les phénomènes d’acculturation sont conséquents.
D’autres textes permettent d’évoquer notamment l’univers des Ukrainiens dans la Galicie habsbourgeoise, l’holodomor (la grande famine au début des années 1930 en Ukraine), la place des juifs, celle des Polonais et des Tatars dans l’histoire du pays, la dissidence dans les années 1960.
Pour connaisseurs Aucune illustration