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Braves combattantes, humbles héroïnes

Braves combattantes, humbles héroïnes
Presses universitaires de Rennes210 pages
1 critique de lecteur

Avis de Alexandre : "Femmes soldats de la période de la Révolution et de l'Empire"

L’ouvrage est sous-titré Trajectoires et mémoires des engagées volontaires de la Révolution et de l’Empire. Le personnage le plus cité, dans divers chapitres est Marie-Thérèse Figueur. Victorien Sardou accola le surnom de "Madame Sans-Gêne" à Catherine Hubscher, épouse du Maréchal Lefebvre mais historiquement seule Marie-Thérèse Figueur fut appelé en son temps "Madame Sans-Gêne".  Cette dernière, née en 1774 près d’Auxonne en Bourgogne (où séjourna d’ailleurs le lieutenant Napoléon Bonaparte en 1788-1791), s’engagea comme cantinière à l’été 1793 dans la Légion des Allobroges.  C’est d’ailleurs à la fin de cette même année qu’elle rencontre ce dernier, devenu capitaine, au siège de Toulon. On connaît ses services militaires en particulier grâce à son ouvrage autobiographique publié une première fois en 1842 sous le titre Les Campagnes de mademoiselle Thérèse Figueur, aujourd'hui madame veuve Sutter, ex-dragon aux 15e et 9e régiments, de 1793 à 1815 et réédité environ cinquante ans plus tard du fait du succès de la pièce de Victorien Sardou.

La période de la dernière décennie du XVIIIe siècle voit une forte présence de femmes comme combattantes. Non seulement on trouve celles-ci dans les armées de la République mais également dans les troupes contre-révolutionnaires.  Parmi les premières, on compte notamment Rose Barreau (venue du Tarn), Jeanne Catherine Collignon (de la Moselle), Félicité Duguet surnommé Vadeboncoeur pour son courage face à l’ennemi (volontaire dans bataillon de Saint-Denis), Bastienne Escalier dite Belle Avoine au 1er bataillon de l’Aisne, Marie Terrasson (des Basses-Alpes) ou Madeleine Petitjean (de la Moselle). Ida Saint-Elme est un peu à part, puisque cette Néerlandaise de naissance court les champs de bataille en suivant ses amants dont le général Moreau en 1795-1796 puis le futur maréchal Ney. Elle est une des rares femmes présentes en 1812 dans la Campagne de Russie. Le recensement est exhaustif et on mentionne également  la Lorraine Marie Anne Fortemanne née Bruet,  veuve d'un chasseur tué à Marengo qui fut elle-même blessée lors de cette bataille.        

Pour les armées catholiques et royales, on a Françoise Desprès qui participe à la funeste Virée de Galerne puis se retrouve aux côtés de Charrette ou l’Angevine Renée Bordereau dite Langevin dont on peut voir le portrait dans les illustrations proposées par Maria Goupil-Travert. La plus connue des mémorialistes de ce camp est évidemment la future Marquise de La Rochejaquelein d’abord épouse de Lescure qui participe aussi à la Virée de Galerne.       

On apprécie l’existence d’un index des noms des femmes citées dans l’ouvrage. Les chapitres permettent d’aborder de nombreux points. Ils s’intitulent :  

  • Révolutionnaires et Vendéennes. Pourquoi s’engager ?
  • Des femmes aux armées
  • D’un monde à l’autre : la réintégration à la vie civile
  • Reconnaissance, représentations et mémoire des femmes engagées dans les armées

Pour connaisseurs Quelques illustrations

Alexandre

Note globale :

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