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Olympe de Gouges

Olympe de Gouges
Gallimard / Folio 276 pages
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Avis de Ernest : "La pionnière du féminisme français, pour sa naissance monte au banc"

Fille bâtarde, Marie Gouze est née en 1748 à Montauban ; officiellement elle est la troisième enfant d'un boucher de Montauban. En fait,  elle est la fille illégitime d'un aristocrate, poète et futur académicien nommé Lefranc de Pompignan. Elle est nourrie à la fois par la culture du peuple et celle de la noblesse. Elle s'intéresse très tôt aux créations littéraires et artistiques.

Jeune mère à dix-huit ans, elle apprend un peu plus tard que son mari a été emporté par une crue du Tarn. En 1767, elle devient la maîtresse de Jacques Biétrix de Rozières mais craignant pour son indépendance (par exemple un mari peut s’opposer à ce que sa femme publie un livre), elle ne l’épouse pas.

En 1770 elle rejoint Paris où elle se fait connaître sous le nom d’Olympe de Gouges et quatorze ans plus tard elle publie ses premiers ouvrages. Zamore et Mirza ou l’Esclavage des Noirs est un drame en trois actes écrit par elle en 1784 ; cinq ans plus tard, il est joué mais la pièce est interrompue après trois représentations, en raison de manifestations encouragées par des commerçants des îles colonisées.

Elle est proche des girondins et dénonce une tyrannie républicaine conduite par certains chefs montagnards. Olympe de Gouges demande par ailleurs que les femmes aient des responsabilités et droits de citoyenne. Elle présente fin 1791 à l’Assemblée législative une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Elle écrivait : « La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits. La femme a le droit de monter sur l'échafaud; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ». Elle fut arrêtée par les Montagnards le 20 juillet 1793, jour de l'affichage de son texte Les Trois urnes ou le Salut de la patrie, par un voyageur aérien. Jugée le 2 novembre 1793, elle est guillotinée le lendemain.  

L’impasse n’est pas faite sur l’attitude peu glorieuse de son fils qui se désolidarise publiquement d’elle au moment de son arrestation ; on apprend que son épouse avait pour tante Joséphine de Beauharnais. S’il est dit que militaire, il est nommé en Guyane où il décède en 1805, il n’est pas précisé que c’est pour rétablir l’autorité de la métropole et des colons esclavagistes. En une douzaine de chapitres, l’auteur nous livre un récit qu’il a su rendre captivant.

Pour tous publics Aucune illustration

Ernest

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