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Le saint curé d’Ars

Le saint curé d’Ars
Soteca120 pages
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Avis de Ernest : "Il faut toujours choisir le plus parfait (Jean-Marie Vianney)"

On appréciera généralement, dans cet ouvrage,  l’annexe présentant des repères biographiques sur le curé d’Ars et celle mentionnant les principaux évènements civils et religieux entre 1809 (excommunication de Napoléon par Pie VII) et 1858 (premières apparitions de la Vierge à Lourdes). Jean-Marie Vianneya connut une vie très liée aux nombreux bouleversements politiques qui ont agité la France entre 1789 et 1870.

Napoléon Ier marqua non seulement un grand désintérêt pour l’alphabétisation de son peuple et on sait que le pédagogue suisse Pestalozzi, reçu en audience par Napoléon, se vit répondre qu’il n’avait pas de temps à consacrer à l’ABC. De plus en mobilisant quasiment toute la jeunesse de France, il fermait la possibilité de remplacer, par des maîtres laïcs, divers membres du clergé qui avaient vu leur nombre très restreint du fait des remous révolutionnaires. Aimé Richardt signale évidemment la scolarisation tardive de son personnage.

Né en 1786, Jean-Marie Vianney est appelé à l’armée en 1809 alors qu’il est en pension chez le curé d’Écully ; contrairement aux séminaristes, plus avancés dans leurs études, il doit servir l’Empereur. Sa conscience ne l’encourage sûrement guère à obéir à un empereur excommunié et à partir pour l’Espagne combattre les insurgés qui se révoltent derrière le drapeau du catholicisme. Après un bref séjour sous l’uniforme, il déserte et reste caché dans un village jusqu’à son entrée au séminaire de Verrières à la fin 1812. Un an plus tard il rentre au grand séminaire de Lyon. Du fait de ses connaissances bien légères en latin, son passage dans les ordres se fait difficilement, toutefois à l’été 1815 il est ordonné prêtre à Grenoble.

Vicaire à Écully, il devient chapelain d’Ars début 1818. On est là dans les Dombes et il va imposer à ses paroissiens un ordre moral bien en phase avec les actions de l’Église catholique de la Restauration.  Ces anathèmes contre les danses des fêtes de village en sont un exemple ; ces distractions ne s’appuyaient plus sur le folklore mais s’inspiraient de rythmes et mouvements nouveaux qu’avaient ramenés les anciens soldats de Napoléon. Après quasiment trente ans de combat, le curé d’Ars obtiendra l’interdiction par le maire de toutes danses dans sa paroisse.   

De nombreux parties de cet ouvrage exposent les actions religieuses et sociales du curé d’Ars. D’autre part un chapitre est consacré à l’incident de la Salette qui voit en 1850 l’arrivée à Ars d’un des enfants qui, quatre ans auparavant, aurait été témoin de l’apparition de la Vierge dans un village aux limites de l’Isère et des Hautes-Alpes. Relevons que Jean-Marie Vianney est nommé, en 1923, patron de tous les curés de l'Univers par le pape Pie XI. 

Le village devient lieu de pèlerinage mais afin d’éviter tout culte en lien avec sa propre personnalité,  Jean-Marie Vianney détourner la vénération des pèlerins de sa propre personne vers sainte Philomène pour laquelle il fait construire une chapelle. Il s’agit d’une personne ayant vécu à Rome ; elle fut considérée comme martyre au tout début du XIXe siècle. Le fait qu’on ne sache rien d’elle et que l’on ait même des doutes à la fois sur son prénom et son statut de martyr la fait rayer du calendrier des saints en 1961.

La basilique d’Ars, dans l’Ain, fut construite à partir de 1862 ; elle abrite les reliques du saint curé Jean-Marie Vianney. Par ailleurs sa maison natale a été conservée en l’état ; elle est située à Dardilly. Annuellement plus de 500 000 personnes se rendent dans le village d’Ars-sur-Formans.

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Ernest

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