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Champs d’honneur: la Bérézina, novembre 1812

Champs d’honneur: la Bérézina, novembre 1812
Delcourt 64 pages
1 critique de lecteur

Avis de Xirong : "La Bérézina: glorieuse défaite ou coûteuse victoire?"

Les lecteurs qui se sont intéressés à la Campagne de Russie savent que l’expression "C’est la Bérézina" pour désigner une catastrophe ne renvoie pas à un total désastre. En effet Napoléon a  organisé une manœuvre de diversion pour permettre le franchissement de la Bérézina à un endroit où  la largeur de la rivière n'est que de vingt mètres et sa profondeur est de l'ordre de deux mètres. Les pontonniers néerlandais réalisent deux ouvrages qui permettent à environ 60 000 soldats de l’armée napoléonienne (pas tous de nationalité française) d’échapper aux attaquants russes. Malheureusement la nuit vient tôt en cette extrême fin de novembre 1812 et nombre de militaires exténués hésitent à franchir de nuit la rivière. Au matin les ponts sont incendiés avant que n’arrivent les Russes, aussi des milliers de traînards sont-ils tués ou faits prisonniers.  

D’ailleurs l’historien Jean Tulard écrit :

« Berezina, victoire française 27-28 novembre 1812. Les clichés ont la vie dure. Le mot de Berezina continue à être employé en France pour signifier un désastre, une catastrophe. Au contraire, la bataille de la Berezina fut, dans des conditions difficiles, une victoire française illustrée par l'action héroïque du général Éblé. (…) Napoléon et le gros de ses forces ont échappé à la manœuvre de Tchitchagov et de Wittgenstein qui laissent beaucoup d'hommes sur le terrain. Ce succès n'aurait pas été possible sans l'héroïsme du général Éblé et de ses pontonniers. »

On suit cette bataille à la fin de l’ouvrage. En fait elle est une des étapes ultimes de la Campagne de Russie qui est évoquée à partir de la page 37. On suit de 1792 à 1812 les aventures d’Amaury de la Buissonière à qui le scénariste aurait pu épargner (avec une conscience historique se faisant fi des clichés) la vision de la tête de son père décapité (très improbable ment) lors de l’assaut des Tuileries.

Devenu adulte, il s'engage dans l'armée du tsar Alexandre et lors de la bataille d’Austerlitz il rencontre un médecin militaire dont le père avait racheté le domaine (devenu bien national) où il avait grandi. L’illustrateur a bien soigné ses décors et sa mise en page, les visages restent un peu caricaturaux.

Pour tous publics Beaucoup d'illustrations

Xirong

Note globale :

Par - 416 avis déposés - lecteur régulier

617 critiques
22/01/17
Le bureau Daru, trait d'union entre Napoléon et Clemenceau, il aurait traversé la Moskova à dos de cheval.
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