Les dynasties Qin et Han, de Michèle Pirazzoli-t’ Serstevens et Marianne Bujard : 2 avis et résumés critiques de lecteurs


Ecrire un avis

Les dynasties Qin et Han

Les dynasties Qin et Han
Les Belles lettres544 pages
2 critiques de lecteurs

Avis de Michelet76 : "Impressionnant !"

Je ne vais pas ici résumer le contenu du livre. Ma lecture est déjà lointaine et je n'ai pas pris de notes. Je peux faire quelques remarques. Sur la forme déjà, le découpage est assez clair. Du chapitre I au chapitre IV, nous avons une description chronologique des faits, avec les Qin, les Han occidentaux, les Xin et les Han orientaux. Ensuite, les chapitres V à X sont thématiques avec, par exemple, l'organisation de l'empire, la religion, les lettres... Le style général, sur le fond, est assez universitaire et se prête peu, je trouve, à une lecture fluide. Dès lors, cet ouvrage peut servir de manuel, même s'il apporte une qualité que n'ont pas les manuels, il aborde l'historiographie la pus récente, ne néglige pas l'archéologie. Il y a des annexes, avec notamment une table des souverains et une chronologie, ainsi qu'une bibliographie. J'hésite à en faire un compte-rendu détaillé car je ne suis pas du tout familier avec l'histoire et la culture chinoise. Je ne sais donc pas dire si ce livre apporte des choses nouvelles, même si sa lecture le laisse penser. Bien sûr, je n'hésiterais pas un seul instant à conseiller ce livre à tous, à la fois n'importe quel étudiant, afin d'avoir une ouverture sur d'autres cultures que la notre, mais aussi car c'est une entreprise éditoriale ambitieuse, assez inédite en français, qui mérite d'être soutenue (je ne doute pas que de nombreuses bibliothèques universitaires ce sont déjà procurées ce premier volume). A ma connaissance, à part pour l'histoire de France, un tel projet d'histoire collective, avec un aussi grand nombre de volume, n'a été mené pour aucun autre pays.

idé cadeau

Pour connaisseurs Beaucoup d'illustrations Plan autre

Michelet76

Note globale :

Par - 45 avis déposés - lecteur régulier

Connectez-vous pour laisser un commentaire

Avis de Benjamin : "Pas de Confucius autour de 210 avant Jésus-Christ car la boutique à Confucius c’est après"

Rappelons qu’un des slogans de la Révolution culturelle était "À bas la boutique à Confucius !". En 213 avant  Jésus-Christ , un édit est promulgué ; il ordonne la destruction de tous les livres non scientifiques, à l'exception du Yi jing et d’un ouvrage historique Les Mémoires du Qin. Après l’interdiction sous le premier empereur Qin Shi Huangdi d’enseigner le Shijing et le Shujing, le confucianisme devint sous les Han la philosophie officielle de l'État chinois. D’ailleurs furent instituées en moins 136 avant Jésus-Christ des chaires impériales pour les maîtres des classiques confucéens.

En fait la dynastie Qin ne compta vraiment qu’un souverain mais c’est le premier empereur chinois qui régna de 221 à 210 avant Jésus-Christ et ce dernier ne gouverna que très peu au-delà du Fleuve bleu. On le comprend grâce la première des seize cartes et plans proposés deux fois, dans le cours du récit et en fin d’ouvrage, de plus elles sont en couleurs ce qui facilite leur lecture. Par ailleurs on offre la reproduction, la plupart du temps en couleurs, de plus de quatre-vingt objets ou dessins de bâtiments. On apprécie les quatre annexes, en particulier celle qui donne la liste des empereurs (en trois pages) et celle qui propose des repères chronologiques (sur huit pages). La présence d’un index, non limité au nom de personnes mais abordant aussi la question des lieux et des sujets (comme armure, monnaie, divination, jade, mobilier…), est fort appréciable.

La dynastie Han couvre la période allant de 206 avant Jésus-Christ à 220 après Jésus-Christ et l’usurpation de Wang Mang entre 9 et 23 après Jésus-Christ marque la séparation entre le règne des Han du nord (ou orientaux) et les Han du sud (ou occidentaux).  L’empire des Han est plus étendu que celui de Qin Shi Huangdi à la fois vers le nord-ouest (avancée en direction de la Route de la soie) que vers le sud (avec même une pénétration chinoise dans le Tonkin entre 111 avant Jésus-Christ et 40 après Jésus-Christ).   

Durant cette période de 400 ans la Chine connut de grandes évolutions et se fixèrent certaines organisations et modes de pensée qui perdurèrent jusqu’à la chute de la dynastie mandchou en 1912. L’ouvrage débute de façon traditionnelle en reprenant le découpage en périodes dynastiques mais en donnant à chaque fois un développement autour d’une petite dizaine de points. Ainsi le premier chapitre sur la dynastie Qin est divisé en des questions s’intitulant : D’un royaume combattant à l’empire, Le premier empereur, Organiser le monde, Brûler les livres et enterrer les lettrés, Les tournées d’inspection, Guerres, déportation et grands travaux puis enfin Succession, usurpation et révolte.

Les questions thématiques se nomment : L’empire : gouvernement, économie, voies de communication, Le domaine privé : Au fil des jours, Aux marches de l’Empire, Penser l’Empire, Les dieux des Han, L’empire des lettres. Dans la conclusion, on relèvera ceci au sujet des années qui suivent 220 après Jésus-Christ:

« Le Nord mit plus de deux siècles à se remettre des bouleversements politiques, économiques et humains. Quand il y parvint à la fin du Ve siècle ce fut pour donner à travers la dévotion bouddhique et l’art qu’elle suscitait, à travers aussi l’acclimatation des apports étrangers un souffle nouveau dont hérita la vie culturelle à l’époque Tang (618-907). » (page 428)

coup de coeur !

Pour connaisseurs Beaucoup d'illustrations

Benjamin

Note globale :

Par - 262 avis déposés - lecteur régulier

262 critiques
19/03/17
Samedi 22 Avril 2017 à 17h00 à la Librairie parisienne Le Phénix rencontre avec les auteurs Marianne Bujard et Michèle Pirazzoli-t'Serstevens.
Connectez-vous pour laisser un commentaire
Vous aussi, participez en commentant vos lectures historiques facilement et gratuitement !

Livres liés

> Suggestions de lectures sur le même thème :
> Autres ouvrages dans la même catégorie :