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Philippe Henriot: La voix de la collaboration

Philippe Henriot: La voix de la collaboration
Perrin400 pages
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Avis de Adam Craponne : "L’Angleterre comme Carthage sera détruite (Herold-Paquis)"

Herold-Paquis tient la chronique militaire sur Radio-Paris et Philippe Henriot parle à partir de février 1942 à décembre 1943 une fois par semaine sur Radio-Vichy. Ce dernier passe ensuite à Radio-Paris où il s’exprime deux fois par jour; Philippe Henriot s'adresse aux Résistants en mai 1944 et à Pâques 1944 comme on peut l’entendre ici https://www.youtube.com/watch?v=m9ZBXohg5n8 et là https://www.youtube.com/watch?v=Mi5zzSrNmCE.

À une époque un certain "dialogue" s’engage entre Philippe Henriot et Pierre Dac qui officie à Radio Londres, ce dernier conclut «  Sur votre tombe, si toutefois vous en avez une, il y aura aussi une inscription : elle sera ainsi libellée : Philippe Henriot. Mort pour Hitler . Fusillé par les Français...Bonne nuit, Monsieur Henriot. Et dormez bien si vous le pouvez » (voir https://www.youtube.com/watch?v=TvsTWIOJf4o).

Philippe Henriot est assassiné fin juin 1944 et des miliciens, peut-être manipulés par les Allemands, répondent à cette mort en exécutant Georges Mandel qui fut comme lui député de la Gironde dans l’Entre-deux-guerres. Le maréchal Pétain ne l’appréciait guère et vit d’un très mauvais œil de surcroît qu’un de ses fils s’engagea dans le NSSK qui était le service de transport de la Luftwaffe. Il le traitait d’"inverti du patriotisme" (page 282).

Cette illustration est absente de l'ouvrage

Il y a deux familles dans la Collaboration ultra, celle des pacifistes venus de la gauche et celle des catholiques antisémites et antimaçonniques. Philippe Henriot appartient sans contexte à la seconde et, né à Reims en tant que fils d’un officier condisciple de Philippe Pétain à Saint-Cyr, il a fait ses études et après des études secondaires à Cambrai, il passe par la faculté catholique de Paris  pour prépare une licence de français, grec et latin. Trouvant un poste dans l’enseignement privé à Sainte-Foy-la-Grande (il enseigne là de 1909 à 1925), il est réformé pour maladie pulmonaire au début de la Grande Guerre et il refuse de rejoindre le service auxiliaire en arguant de son poste dans l’enseignement secondaire. Ce n’est donc pas pour une raison inconnue qu’il ne sert pas (page 43) mais parce qu’une disposition est offerte, disposition dont bénéficie d’autres enseignants dont nous connaissant la carrière en École primaire supérieure, collège et lycée.

Après s’être opposé à Libourne au colonel Picot (président de l’association des Gueules cassées, et se réclamant plutôt d’un centre droit laïc) aux législatives de 1928, Herriot prend d’ailleurs la suite de l’abbé Bergey dans la quatrième circonscription de Bordeaux en 1932 et sera réélu en 1936. Il était bon de dresser le portrait de cette personnalité qui, comme d’autres, préfère "Hitler aux casquettes du Front populaire".

Pour connaisseurs Aucune illustration

Adam Craponne

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