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Parachutistes en Indochine

Parachutistes en Indochine
Vendémiaire 380 pages
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Avis de Octave : "Dans une guerre, ce qui se passe, ce n'est jamais ce qu'on avait prévu. Alors, ce qui compte, c'est d'avoir le moral! (Marcel Bigeard)"

Voilà que la Seconde Guerre mondiale a montré tant auprès des forces allemandes, qu’anglaise ou américaines combien des parachutistes pouvaient désorganiser les troupes de l’ennemi. L’instruction des premiers parachutistes français d’après-guerre se fait à Tarbes. Si les officiers ont participé à nombre de combats des Forces françaises libres, les hommes de troupes sont issus des maquis lorsqu’ils ont une expérience militaire. Deux bataillons de la légion étrangère reçoivent une formation de parachutistes en 1948.

Qui dit parachutiste dit parachute or ce dernier a un prix de revient fort élevé et un poids non négligeable de 17 kg à l’époque ; ceci se traduit par le fait qu’un tiers de l’effectif lâché s’occupe de conserver les parachutes si on ne veut pas que chaque homme soit surchargé. De plus vu le climat chaud et humide des terres indochinoises, le parachute doit être déplié, aéré, séché et replié tous les quinze jours, un personnel féminin sous l’uniforme se charge de cette tâche.

Sur un corps expéditionnaire qui atteint 254 000 hommes à la fin du conflit, on compte 11 000 parachutistes. De troupe d’élite les paras passent progressivement au statut de soldats à tout faire. Au lieu de mener des raids ils assurant la sécurité des voies de communication ainsi que des aéroports et le transport du ravitaillement. Faute d’avions suffisants il est impossible d’utiliser les parachutistes dans leur fonction distinctive, ils sont donc employés comme des fantassins dans la plupart des cas.

    

Le capitaine (puis commandant) Bigeard est largement présent tout au long de l’ouvrage mais ce qu’il faut retenir comme nom d’officiers supérieurs seraient les colonels Trinquier et Némo qui théorisent la guerre révolutionnaire et percent ce qui faisait le succès du Vietminh alors que son infériorité en matériel était conséquente. Une réflexion est menée sur l’utilisation et le commandement des troupes alliées aux Français, celles-ci forment un ensemble de groupes disparates, on a des formations banalement de l’ethnie majoritaire (vietnamiens ou khmers), de sectes variés et d’un peuple montagnard particulier.  

En fait le contenu de cet ouvrage ne s’intéresse pas seulement aux parachutistes mais à l’ensemble du corps expéditionnaire, il est vrai à l’aune de ce que devrait réaliser un parachutiste. Les responsabilités que n’étaient pas capables de prendre des gradés englués dans des références prises dans le combat conventionnel, des jeunes sous-lieutenants, sergents voire même soldats s’en emparaient.  Marie-Danielle Demélas cite le cas d’un homme du rang qui se voit confier la direction d’un maquis contre-révolutionnaire, d’un lieutenant qui se sent monarque absolu d’u groupe d’indigènes. D’ailleurs on peut se rappeler que Jean Deuve, très actif au Laos entre 1944 et 1964, décrivait l’incompréhension des militaires de carrière (dans un rôle de contre-guérilleros) qui l’accompagnaient quand il leur fallait enterrer leurs armes pour fuir plus rapidement et discrètement, eux qui avaient appris que la perte d’un fusil était aussi grave que la trahison (Jean Deuve de Christophe Carichon, pages 134-135).

Pour connaisseurs Quelques illustrations

Octave

Note globale :

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