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Bêtes de guerre 1914-1918

Bêtes de guerre 1914-1918
De Borée303 pages
1 critique de lecteur

Avis de Zaynab : "L’animal victime collatérale?"

Patrick Bousquet a donné en fiction, dans les années  2 000, des volumes d’une série Bleu dont le héros était le chien d’un poilu. Il nous livre là, avec l’aide de Michel Glard, un tableau de l’utilisation qui fut faite des animaux durant la Première Guerre mondiale.

On pense spontanément aux chevaux, toutefois sur le front ouest après septembre 1915 la cavalerie n’est plus présente dans les offensives ; les chevaux se heurtent aux barbelés et à la configuration des tranchées et ne peuvent généralement pas les franchir. En fait la dernière charge de cavalerie de l’armée française se produit, contre les Bulgares, à Üsküb ou Üsküp (Skopje aujourd’hui) en Macédoine le 29 septembre 1918. « Elle est assurée par une brigade de chasseurs d’Afrique commandée par le général Jouinot-Gambetta » (page 98).

Les auteurs nous évoquent également mulets, ânes et chiens, on sait que certains, parmi ces derniers, vinrent d’Alaska pour assurer le ravitaillement des poilus dans les tranchées des Vosges. On vit un pigeon Vaillant mis à l’honneur. Certains animaux sont évoqués parce que leur viande nourrit les soldats, et c’est l’occasion d’expliquer page 173 pourquoi apparut le premier dessin de la Vache qui rit, sous le crayon du Vendéen Benjamin Rabier.

Des pages sont consacrées aux mascottes des régiments et des emblèmes animaux choisis par certains aviateurs. L’ouvrage propose encore d’autres thèmes, il évoque Clemenceau avec son surnom de Tigre et explique la signification du nom Canard enchaîné, un journal né en 1915 mais qui prit ce nom complet un peu plus tard. Une large place est faite aux monuments commémoratifs représentant un animal, si certains ont fini par être connus comme l’Animal War Memorial, d’autres sont découverts ici avec par exemple le chien, à côté d’un poilu, sur le monument aux morts du village de Pagny-sur-Moselle ou la sculpture en bronze d’un âne à Neuville-les-Vaucouleurs, un village où les ânes, engagés pour la bataille de Verdun, étaient soignés.  

Cet ouvrage est très illustré ; on peut y voir entre autre page 207 l’ours Michka débarqué à Marseille en avril 1916 avec un régiment russe afin de porter chance aux soldats en question, un soldat américain transportant dans le dos une cage contenant plusieurs pigeons page 169, un chien sanitaire anglais page 140, des chevaux morts non loin d’une route page 65, un poilu avec une brochette de rats qu’il a attrapé page 185.     

Pour tous publics Beaucoup d'illustrations

Zaynab

Note globale :

Par - 534 avis déposés - lectrice régulière

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