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Martin Luther, Jean Calvin: Contrastes et ressemblances

Martin Luther, Jean Calvin: Contrastes et ressemblances
Excelsis 317 pages
1 critique de lecteur

Avis de Benjamin : "Calvin et Luther oui ! Lutin et Calvaire non !"

C’est un ouvrage qui permet de comparer la vie et l’œuvre réformatrice des deux personnalités phares de la Réforme protestante.

Voici sa table des matières :

  • Préface
  1. Enfance et jeunesse de deux jeunes catholiques sincères
  2. Du catholicisme traditionnel à la foi évangélique
  3. Rupture avec l’Église romaine et implantation de la Réforme
  4. Caractères et charismes
  5. Le fondement de la vie chrétienne : « sola gratia, sola fide »
  6. Luther et Calvin devant la Bible
  7. L’Église selon les réformateurs
  8. Luther et Calvin, hommes de prière
  9. Les réformateurs et la société civile
  10. Varia
  • Postface
  • Bibliographie

IMAGE ABSENTE DU LIVRE

On perçoit les points de rupture que chacun met dans une nouvelle pratique religieuse qui entend se distinguer de celle du catholicisme. Les questions de l’obtention du salut, le rapport à la Bible, la manière de prier, l’organisation du clergé, le nombre de sacrements et la façon de les administrer, la place de l’iconographie et de la dimension statuaire, la notion de sainteté, la place de la providence et la reconnaissance des reliques sont des points qui ne sont pas tous traités. Il s’agit en effet de dégager la vision globale que Calvin et Luther ont du rapport de l’homme à Dieu ainsi que la perception de la société civile et du rôle de l’État qu’ils développent. L’auteur n’oublie pas de rappeler à ce propos les paroles de "bénédiction" de la répression menée par les nobles lors de la Guerre des paysans. Jacques Blandenier les commente en ces termes :

« Imposé par Dieu, le magistrat est responsable de l’ordre de la cité. Cet ordre doit s’imposer par la force parce que l’homme du peuple est mauvais ». ( page 231)

Calvin est pour un gouvernement collégial de la Cité et pour lui :

« Quel que soit le type de gouvernement, ce qui est souhaitable avant tout, c’est qu’il accorde au peuple la liberté » (page 250)

Face à un pouvoir injuste, comme à ses yeux celui du roi de France, on doit reconnaître que cette puissance relève d’une disposition de Dieu ; Calvin n’appelle pas au soulèvement. Sans pouvoir développer, l’auteur parle de la partie de la pensée de Calvin en matière économique qui peut servir de socle au développement de l’économie libérale (ou de l’esprit du capitalisme si on préfère).  

Pour connaisseurs Aucune illustration

Benjamin

Note globale :

Par - 271 avis déposés - lecteur régulier

560 critiques
15/03/17
Exposition Le vent de la Réforme. Luther 1517 à la bibliothèque universitaire de Strasbourg du
11/3/2017 au 5/8/2017

http://www.bnu.fr/action-culturel/agenda/le-vent-de-la-reforme-luther-1517
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