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Femmes en guerre 1914/1918

Femmes en guerre 1914/1918
Archives départementales du Territoire de Belfort 37 pages
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Avis de Ernest : "Les Belfortaines, durant la Grance Guerre, dans l'ombre du Lion"

Le Haut-Rhin resté français est devenu Territoire de Belfort en 1919. Cet espace est limitrophe de l’Alsace-Lorraine et d’ailleurs en 1914 un de ses deux principaux journaux a pour nom La Frontière, tandis que l’autre se nomme L’Alsace pour rappeler que Belfort et ses environs, officiellement français depuis 1648 comme en particulier Colmar et Thann. Toutefois, après une percée des troupes tricolores vers Colmar et Mulhouse, le front se stabilise là dans le Sundgau et les Vosges alsaciennes méridionales, si bien que nulle localité du Haut-Rhin resté français ne vit la moindre troupe germanique.

Au début du conflit, on craint toutefois un quatrième siège pour Belfort (après ceux de 1814, 1815 et 1870), aussi femmes, enfants et vieillards, non seulement de la ville de Belfort mais également d’autres communes du département dotées d’un fort comme Giromagny (gros village très proche de la frontière), sont-ils évacués de force vers les départements du Jura et de l’Ain pour l’essentiel. L’accueil de ces réfugiés est, dans les départements, vite source de tension et un journal de Bourg-en-Bresse accuse certaines Belfortaines de se livrer à la prostitution. La raison de cette méfiance est due en particulier au fait que ces personnes ne sont pas en capacité de travailler là où on en a le plus besoin, à savoir dans l’agriculture ; d’autre part leur fort accent se traduit par l’attribution à leur égard du qualificatif de "boche du nord".  Toutefois progressivement, sans autorisation, puis avec l’accord du gouverneur militaire de Belfort, les évacués reviennent.

Les seules femmes autorisées à rester sont celles qui se sont déjà engagées comme infirmières. Une large part de l’ouvrage est d’ailleurs consacrée à l’aménagement des locaux hospitaliers, ainsi le bâtiment de l’école primaire supérieure de garçons (qui deviendra celui de l’École normale de garçons dans les années 1920) devient l’endroit où s’installe un hôpital d’évacuation.   

Un des grands intérêts de l’ouvrage est de montrer les femmes au travail en usine à Belfort et dans le sud du départment principalement. C’est  à Beaucourt, dans l’usine Japy, que l’on fabrique nombre de casque Adrian et de gourdes métalliques pour les poilus.  D’autres thèmes sont plus connus comme la question des restrictions et celui des monuments aux morts. Notons que devant l’hôpital de Belfort est installée en 1925 la statue de l’infirmière britannique Edith Cavell exécutée par les Allemands pour avoir organisé une filière d’évasion de prisonniers britanniques en Belgique. Cachée entre 1940 et 1944, elle vient de rejoindre un square en 2019.    

Pour tous publics Beaucoup d'illustrations

Ernest

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