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François Ier et l’art des Pays-Bas

François Ier et l’art des Pays-Bas
Somogy et Musée du Louvre480 pages
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Avis de Ernest : "Déjà l’outre-quiévrain, à l’époque l’outre-somme, apportait bien des choses à la France"

Il s’agit là du catalogue de l’exposition François Ier et l’art des Pays-Bas, présentée du 18 octobre 2017 au 15 janvier 2018 au musée du Louvre. L’Histoire scolaire a bombardé les élèves de l’idée que François Ier avait italianisé la cour de France. Il est vrai que, du fait qu’il réclamait un héritage milanais, il passa un certain temps en Italie, alors qu’il n’est pas sûr que ce souverain n’ait franchi la Somme plus de deux fois (soit un aller et un retour) ; la rencontre du Drap d’or se déroulant près de Guînes en Boulonnais. Au contraire, par le traité de Madrid en 1526, le roi de France renonce à toute vassalité sur le comté de Flandres ce que confirme trois ans plus tard le traité de Cambrai en ajoutant que l’Artois n’est plus non plus une terre qui a pour suzerain un souverain français.     

La France artistique de François Ier a fait appel aux artistes non seulement des Flandres et mais plus largement de l'ensembre des Pays-Bas, tant  dans l'art religieux ou dans les genres du portrait et du paysage sur des supports variés et en particulier dans le cadre de tapisseries. Ces artistes septentrionaux ont tellement été identifiés à l'art français que leur origine étrangère en a été oubliée, ceci d’autant plus facilement que parfois leur patronyme a des connotations francophones. On découvre qu’appartiennent à ce groupe des personnages comme Jean Clouet ou Corneille de Lyon, qui sont nés et ont été formés dans le Hainaut ou en Flandres.

D’autres artistes viennent d’espaces plus lointains des frontières françaises tel que Godefroy le Batave, l'Anversois Noël Bellemare, Grégoire Guérard natif de Bréda ou d’Utrecht, Bartholomeus Pons originaire d’Harleem, le maître d’Amiens (qui ne séjourna que très peu de temps dans la ville picarde et pourrait avoir passé son enfance dans la région d’Anvers) et Léonard Thiry qui a vu le jour dans la principauté épiscopale d’Utrecht. Certains d’entre eux se rattachent à la Première école de Fontainebleau.

L’illustration occupe environ la surface de l’ouvrage ; les chapitres se nomment : permanence du courant flamand en France, la vague du maniérisme leydo-anversois en France autour de 1520, la part nordique du portrait en France sous François Ier, les achats de François Ier aux Pays-Bas et l’invitation de Joos van Cleve, artistes des Pays-Bas du Nord en Champagne et en Bourgogne, Flamands sur le chantier cosmopolite de Fontainebleau.  

Pour connaisseurs Beaucoup d'illustrations

Ernest

Note globale :

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