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Catherine II, le courage triomphant

Catherine II, le courage triomphant
Perrin480 pages
1 critique de lecteur

Avis de Patricia : "Catherine II despote éclairée à la mesure de la durée des jours en plein hiver à Arkhangelsk ? (moins de cinq heures dans les onze premiers jours de janvier)"

Notre personnage est né en 1729.  Bien que Catherine ne descende pas de la dynastie des Romanov, ses ancêtres comprenaient des membres de la famille des tsars de Russie puisque l’un d’entre eux avait épousé une fille de Pierre Ier (ce dernier régna de 1682 à 1721).  Son père appartient à la maison d’Anhalt -Zerbst et sert dans l’armée du roi de Prusse. Avec sa mère, parente de rois de Suède, elle vit à Stettin et son éducation intellectuelle est confiée en particulier à Madeleine Cardel, une réfugiée huguenote venue de Rouen. Cette dernière lui apprend à s’exprimer parfaitement en français et lui fait découvrir la littérature française de l’époque de Louis XIV mais essentiellement en lui lisant ou récitant des textes (dont nombre de fables de La Fontaine), l’enfant étant rétif vis-à-vis de leur lecture. Elle est secondée par Laurent, un autre protestant d’origine française, pour des leçons d’écriture et dessin. En matière de religion, un pasteur piétiste luthérien est son maître. Devenue adulte, elle lut Voltaire et Montesquieu.

Catherine II part en Russie à l’âge de seize ans pour épouser le grand-duc Pierre, fils de la tsarine Élisabeth et petit-fils de Pierre le Grand. Les grandes questions qui se posent en matière d’actions de notre personnage historique voient apporter des réponses claires quoique parfois un peu complaisantes (notamment sur la question des partages de la Pologne et en faisant l’impasse sur le fait que son complot a été découvert par son mari). Nous sont expliquées les conditions dans lesquelles elle peut prendre le pouvoir facilement (vu les inimitiés qu’a accumulées son mari), son immobilisme sur la question brûlante du servage, ses relations avec l’Église orthodoxe (dont elle comprime largement le nombre de prêtres et moines mais offre de nouveaux adeptes en facilitant la disparition des uniates présents dans les régions récemment conquises), sa tolérance vis-à-vis de minorités religieuses, sa répression de la frac-maçonnerie, son pusillanime en matière d’instauration et de fonctionnement d’une Assemblée législative, ses vastes conquêtes territoriales à l’ouest sur la République des Deux Nations (monarchie élective couvrant la Pologne et la Lituanie) et au sud (Kouban, Yedisan région appelée aussi plus tard Transnistrie,  Tauride et Crimée).  

Francine-Dominique Liechtenhan évoque également ses rapports avec son fils et ses petits-fils futurs tsars (Alexandre et Nicolas) ; on est surpris de ne pas voir souligner que Sophie-Dorothée de Wurtemberg-Montbéliard, l’épouse du fils de Catherine II ne soit pas signaler qu’elle passa l’essentiel de sa jeunesse à Montbéliard.  Ajoutons toujours  personnellement que lorsque en décembre 1781, le couple part pour l’Europe il séjourne en août 1782 dans cette même ville, seigneurie des ducs de Wurtemberg. Sophie choisit huit figures de marbre d’empereurs et d’impératrices romains issus du théâtre romain de Mandeure ; elle les emporte en Russie et on peut les voir de nos jours au palais de Pavlovsk.

Pour connaisseurs Peu d'illustrations

Patricia

Note globale :

Par - 90 avis déposés - lectrice régulière

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