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Les Jacobites, la papauté et la Provence

Les Jacobites, la papauté et la Provence
L’Harmattan 223 pages
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Avis de Alexandre : "La Rose blanche de York est le symbole des jacobites"

Les jacobites sont les partisans la dynastie détrônée des Stuarts ; cette dernière règne sur l’Écosse de 1371 à 1714 ainsi que sur l’Angleterre et l’Irlande de 1603 à 1714. C’est le fils de Marie Stuart, ponctuellement reine de France et plus longtemps reine d’Écosse, qui en devenant roi d’Angleterre et d’Irlande en 1603 coiffe simultanément sa deuxième et troisième couronne puisqu’il était déjà souverain de l’Écosse depuis 1567. D’où la naissance du Royaume-Uni mais seulement en 1707…

Le XVIIe siècle dans les îles britanniques est largement sujet à des querelles religieuses et les souverains stuarts se succèdent avec toutes les attitudes possibles vis-àvis du catholicisme allant des répulsions plus ou moins marquées à des sympathies avouées ou non pour le catholicisme. En 1649, Charles Ier y perd la tête, au sens propre du terme, dans ces querelles qui sont en fait très politiques. Jacques II d’Angleterre était catholique ; arrivé sur le trône en 1685, il fut renversé trois ans plus tard par sa fille Marie et Guillaume II d’Orange-Nassau (Guillaume III d’Angleterre) l’époux de celle-ci. Ce dernier mourut en 1702 et elle huit ans plus tôt.

Jacques II fut fait prisonnier mais les nouveaux souverains facilitèrent sa fuite d’Angleterre afin de ne pas devoir attenter à sa vie. Il fut accueilli en France par Louis XIV qui lui offrit un palais à Saint-Germain-en-Laye et une pension.  Jacques II tenta en vain de reprendre son trône en 1689 et mourut en 1701. L’année suivante, sa plus jeune fille Anne, monta sur le trône à la mort de Guillaume III. C’est cette dernière que l’on voit dans le film La Favorite, voir https://www.gregoiredetours.fr/blog/2018/11/06/la-favorite-the-favourite/

Gérard Valin nous conte d’abord l’exil en Avignon de Jacques François Édouard Stuart, dit le "chevalier de Saint-George" ou "le petit oiseau noir", un des deux fils de Jacques II qui choisit, comme son frère, l’exil sur le continent. Jacques François Édouard Stuart arrive dans la cité papale en 1716.  L’auteur revient ensuite dans le détail sur ce que nous avons expliqué d’entrée de jeu en remontant même jusqu’au XIe siècle. C’est l’ensemble de la vie tumultueuse de Jacques François Édouard Stuart qui nous est exposé ensuite très longuement en divers chapitres. Né en 1688, peu avant le débarquement de Guillaume II d’Orange-Nassau en Angleterre, il décède en 1766.  Par le traité d’Utrecht en 1713, Louis XIV ne reconnaît plus ses prétentions aux trônes d’outre-Manche et Jacques François Édouard Stuart part vivre en Lorraine, en Avignon puis à Rome. Par deux fois, il aura tenté de débarquer en Écosse.   

Notons personnellement que, par un des époux de Marie Stuart, Jacques II descendait de Jean Stuart de Derneley, un noble écossais qui vint combattre du côté des Français à partir de 1421 (il débarqua à La Rochelle) et fut fait seigneur d’Aubigny-sur-Nère, près de Bourges. Les descendants de ce dernier furent faits comtes puis ducs et la maîtresse bretonne de Charles II d’Angleterre reprit au cours de l’année 1484 le titre en déshérence depuis 1642 ; celle-ci est une ancêtre de Lady Diana Spencer. Un héritier du titre de duc de Bavière, par sa descendance avec Marie-Thérèse de Modène épouse de Louis III de Bavière, est un prétendant actuel au trône d’Écosse. Si ce dernier pays accédait à l’indépendance et voulait d’une monarchie constitutionnelle, il a donc un souverain sous la main…      

Alexandre

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