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Jean Parizet tapissier d’Aubusson

Jean Parizet tapissier d’Aubusson
Marivole 167 pages
1 critique de lecteur

Avis de Zaynab : "Des parpaillots, des parpaillots oui mais en Marche, Seigneur !"

L’auteure Léa Védrine prit, comme beaucoup d’écrivaines de la première partie du XXe siècle, un pseudonyme renvoyant à l’idée qu’il s’agissait d’un homme. Institutrice dans la Creuse, elle devint inspectrice de maternelle en Lorraine puis région parisienne. 

En 1962 elle donne ce roman Jean Parizet aux éditions de La Farandole qui, aux mains du PCF, essayaient de présenter une littérature porteuse de certaines valeurs. Dans nombre de municipalités communistes, jusqu’à la fin des années 1980,  les bibliothèques et les écoles se fournissaient très abondamment chez cet éditeur.

Huit ans plus tard paraît, juste avant la mort de Léa Védrine, La ville déchirée chez le même éditeur et avec une histoire se déroulant toujours à Aubusson. Toutefois l’action n’est plus sous Henri IV mais sous Louis XIV son petit-fils et on est passé dun édit de tolérance à une politique d’intolérance. Pour Aubusson le protestantisme important (quoique minoritaire dans la ville) fut le fait principalement des artisans et en particulier des tapissiers.

Dans Jean Parizet tapissier d’Aubusson, l’intrigue est basée sur la venue du roi en 1600 dans la province de la Marche. Nous laisserons la parole à Marc Soriano, le grand-père de l’histoire de la littérature de jeunesse en France qui qualifiait, dans la revue Enfance, à sa sortie ainsi ce livre «  un roman d’aventures palpitant, aux personnages vivants et bien campés et une excellente évocation historique du travail dans les manufactures de tapis à l’époque d’Henri IV ». D'ailleurs ce même auteur, dans Guide de littérature pour la jeunesse à la page 391, donne un discours fort élogieux sur l'ensemble de l'oeuvre pour enfants de Georges Nigremont. Il est vrai que c'était une époque, fort dissemblable à la nôtre, où n'écrivaient des romans historiques pour les jeunes que des gens qui s'étaient documentés.

Si Marivole ne réédite pas l’ouvrage avec des dessins, on a par contre une préface de Robert Guinot et des pages documentaires intéressantes évoquant tant l’auteure, que la ville d’Aubusson autour de 1600 et de 1900 (Léa Védrine était née une dizaine d’années avant le début du XXe siècle dans un village de la Creuse). Les illustrations, à base de documents de la Belle Epoque ou en rapport direct avec l'auteure, sont de l’ordre d’une vingtaine. Les adultes, épris d’histoire, apprécieront le récit qui a certes une dimension fictionnelle non négligeable mais qui reflète bien l’atmosphère de cette période.  

 

coup de coeur !

Pour tous publics Quelques illustrations

Zaynab

Note globale :

Par - 443 avis déposés - lectrice régulière

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