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Pierre le Grand: la Russie et le monde

Pierre le Grand: la Russie et le monde
Perrin557 pages
1 critique de lecteur

Avis de Patricia : "Voltaire a peint dans Pierre Ier le grand homme ; il a évité de peindre le tigre (Pierre-Charles Lévesque)"

Pierre le Grand ou Pierre Ier est né en 1672 et mort en 1725, son père est Alexis Ier; il devient tsar de Russie à l’âge de dix ans ; à la mort de son frère Fédor III en 1682 c’est Sophie la sœur aînée qui assure la régence. Pierre et son frère Ivan règnent conjointement jusqu’en 1696, année où le dernier décède. En 1689, Pierre force la régente à se retirer dans un couvent mais laisse sa propre mère s’occuper largement des affaires de l’État.

Cette dernière Natalia Kirillovna Narychkina meurt le 4 février 1694 et en devenant le réel maître du pays, Pierre le Grand se met plutôt dans les bottes de Sophie qui entendait déjà ouvrir le pays à l’Occident. Pierre le Grand mène une politique de conquête conséquente à l’ouest qui permet à la Russie d’atteindre définitivement la Mer Baltique et provisoirement la Mer Noire ; par ailleurs en 1689 Chinois et Russes ont conclu un traité dont le contenu reste d’ailleurs assez flou. Plusieurs cartes de géographie historiques permettent d’approcher tant la progression territoriale que des découpages administratifs ou des plans de ville. Par ailleurs une belle iconographie en couleurs porte aussi bien des portraits que des bâtiments construits dans la nouvelle capitale Sait-Petersbourg sous le règne de Pierre Ier.

Non seulement sont exposées les réformes entreprises sous ce tsar mais également la façon coercitive dont elles sont imposées, sans compter la place de ce souverain dans l’historiographie russe et même étrangère pour un peu. Tant les slavophiles que les occidentalistes trouvent des mérites et des points négatifs à l’œuvre de ce tasar qui s’éteignit en 1725, soit après quarante-neuf ans de règne officiel et trente-six ans de gouvernement personnel.

De la conclusion, on retiendra : « Sans Pierre, la modernisation de l’État russe aurait été plus tardive et plus limitée, mais elle se serait poursuivie sur la timide lancée du règne d’Alexis, avec la constitution de régiments organisés à l’européenne, le recours aux spécialistes occidentaux et l’importation d’artefacts européens. Mais peut-être aurait manqué le transfert culturel massif opéré par Pierre, un transfert tout à la fois trop violent et trop partiel mais qui a produit des effets de longue durée et continue » (pages 428-429).

On apprécie beaucoup l’index des très nombreux noms propres et la chronologie couvrant onze pages allant de 1547 date du sacre d’Ivan IV comme tsar à 2017 année d’une exposition au Trianon pour commémorer le troisième centenaire du voyage de Pierre le Grand en France (dans le cadre d’une visite de l’Europe occidentale), sans compter un glossaire qui permet d’expliquer l’étymologie et le sens en français d’une bonne vingtaine de mots tels que diadka, kantsler, oukaze, prikaze.   

   

Pour connaisseurs Beaucoup d'illustrations

Patricia

Note globale :

Par - 48 avis déposés - lectrice régulière

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