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Mourir le 11 novembre 1918, c’est mourir deux fois

Mourir le 11 novembre 1918, c’est mourir deux fois
Terres ardennaises288 pages
1 critique de lecteur

Avis de Octave : "L'auteur a atteint le grade de général, et l'on se réjouit qu’il ait fait preuve d’historien"

Face à un roman historique Malheur aux vaincus: Syrie juin-juillet 1941, d’un général pétainiste non repenti, nous avions écrit : « L'auteur a atteint le grade de général en fin de carrière, et l'on sait qu'il n'est pas le premier dans ce cas à considérer que c'est un brevet d'historien ».  Aujourd’hui nous sommes heureux de dire le plus grand bien d’un titre d’une qualité indéniable écrit par un général. Ce dernier avait d’ailleurs déjà donné, dix ans plus tôt, un titre Le Vagabond de la Grande Guerre Souvenirs de la guerre 1914-1918 de Charles de Berterèche de Menditte, officier d'infanterie chez Geste. En fait Mourir le 11 novembre 1918, c’est mourir deux fois est sous-titré Le dernier fait d’armes du 415e régiment d’infanterie contre la Garde prussienne à Vrignes-Meuse (Ardennes).

 

Charles de Berterèche de Menditte est de retour début 1918 de Roumanie, via une Russie qui a signé la paix avec l’Allemagne et il est affecté au 415e RI. Il commande une des dernières opérations de la guerre 1914-1918. Il s’agit du franchissement de la Meuse à Dom-le-Mesnil afin d’atteindre le village de Vrigne-Meuse. Cette attaque est commencée le 9 novembre 1918 au soir et est arrêtée le 11 novembre à 11 heures du matin par le clairon du régiment, à savoir le soldat Delalucque. Ce dernier est, dans l’ouvrage qualifié de clairon de l’armistice alors que ce titre revient souvent à un habitant de Beaucourt (au sud de Belfort) Pierre Sellier qui sonna au clairon le premier cessez-le-feu, le 7 novembre 1918 (voir https://verdun-meuse.fr/index.php?qs=fr/ressources/biographie-du-mois---novembre-2011---pierre-s). En fait le soldat Delalucque est le seul clairon à avoir sonné l'armistice sur le front, alors que ses camarades combattaient, pour les historiens il y a donc deux clairons de l’Armistice. Et il faut dire que seul Pierre Sellier est vraiment honoré aujourd’hui.   

 

C’est à 5 heures du matin le 11 novembre que se fait la signature de l’armistice à Rethondes, mais il faut préciser que son application sur le front est fixée à 11 heures du matin. Le Lozérien Augustin Trébuchon, Jules Achille né en 1893 en Mayenne, l’Américain Henry Gunther seront parmi les derniers morts. C’est Augustin Trébuchon qui est entré dans l’Histoire comme le dernier mort français de la Grande Guerre et on en apprend un peu plus sur lui et sur les hommes de son régiment.

   

Le 415e RI est constitué à Marseille en mars 1915, mais en cette fin de conflit les soldats n’ont plus l’homogénéité géographique qui les caractérisait au début du conflit. On le voit très bien aux pages 174 à 179 où sont recensés les derniers morts de ce régiment (certains blessés les 10 ou 11 novembre décèdent quelques jours après). Seules régions de la Normandie réunie et de la Franche-Comté d’avant sa fusion avec la région Bourgogne ne comptent pas de morts dans cette liste. Des pages sont consacrées à la présence du régiment en Rhénanie occupée en 1919 et à l’entretien du souvenir des poilus de cette unité. Les tableaux, cartes et photographies sont d’une grande densité. Cela permet de mieux appréhender en particulier l'univers géographique de ces derniers combats.

Pour tous publics Beaucoup d'illustrations

Octave

Note globale :

Par - 334 avis déposés - lecteur régulier

278 critiques
15/07/18
"Honneur aux braves !" La croix de guerre
Du 25/07/2018 au 30/09/2018 Musée de la gendarmerie nationale à Melun
https://www.museemusee.com/musees/3378-musee-de-la-gendarmerie-nationale-melun.html
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