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Des maquis du Morvan au piège de la gestapo

Des maquis du Morvan au piège de la gestapo
Vendémiaire299 pages
1 critique de lecteur

Avis de Octave : "Le bon, les brutes et le méchant"

L’ouvrage a pour sous-titre André Rondenay, agent de la France libre. En fait il s’agit autant de conter la vie de ce dernier que celle de l’agent double qui fut à l’origine de son arrestation.

Du premier, on peut dire que né le 26 août 1913 à Saint-Germain en Laye, il décède  en août 1944 en forêt de Domont alors également dans le nord du département se Seine-et-Oise. Il est le fils du général Rondenay et passe son enfance à Constantine en Algérie, Paris et Saint-Maixent où son père commande alors l'Ecole militaire. Rondenay est élève de l'École polytechnique puis sort sous-lieutenant de l'École d'application de Fontainebleau avant d'être affecté en juin 1938 au 39e Régiment d'Artillerie à Metz.

Il est fait prisonnier en mai 1940 et après plusieurs tentatives d’évasion, il finit par quitter son Oflag de Lübeck en décembre 1942, et rejoindre l'Angleterre en janvier 1943. Parachuté en France en septembre 1943 dans la région de Tours, il aide à la mise en place du réseau Action plan Tortue. En janvier 1944, il est délégué militaire de la Résistance pour la région parisienne, puis de la zone Nord en avril 1944.

Plusieurs sabotages d’usines en banlieue ont lieu à l’initiative et souvent avec la participation de notre personnage de février à mai 1944. Ensuite il part pour la Nièvre où il va faire la connaissance du sinistre Henri Dupré né en 1895 à Paris. La notice du Maitron précise qu’il a été membre de la SFIO puis a rejoint le Parti socialiste de France-Union Jean Jaurès de Marquet et de Déat. Est-ce que c’est au sein de ce parti qu’il est contacté par OVRA, le service de renseignements au service de Mussolini, en particulier responsable de l'assassinat de deux opposants au régime fasciste réfugiés en France, à savoir les frères Rosselli ? Toujours est-il qu’il prend des responsabilités dans les Brigades internationales et parvient à sérieusement saboter leur action en Espagne.

Fin 1940, il commença une carrière d’agent au service de l’Abwehr. Il est à l’origine de l’arrestation de Rondenay par les Allemands le 27 juillet 1944. Torturé, ce dernier est sorti d’un wagon destiné à partir vers l’Allemagne pour  déportation des transportés. Il quitte donc le 15 août 1944 le quai des bestiaux de Pantin sur ordre de miliciens et policiers allemands (page 9).

Notons d’une part qu’Henri Dupré aurait eu durant une partie de la Seconde Guerre mondiale une résidence à Pantin qui aurait été bombardée à la fin de l’été 1943 (page 138) et que par ailleurs le hall principal de la Maison de la Radio à Paris porte le nom de Rondenay. On peut regretter l’absence de photographies d’Henri Dupré, alors qu’il en existe d’accessibles assez facilement. Les annexes sont au nombre de dix, dont deux ont un rapport avec les maquis du Morvan.  

Pour connaisseurs Aucune illustration

Octave

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