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La Grande guerre : carnet du centenaire

La Grande guerre : carnet du centenaire
Albin Michel256 pages
1 critique de lecteur

Avis de Octave : "L’objet de la guerre n’est pas de mourir pour son pays, mais de faire en sorte que le salaud d’en face meurt pour le sien."

André Loez nous a récemment offert Les 100 mots de la Grande Guerre et Nicolas Offenstadt devrait nous proposer vraiment bientôt Le Chemin des Dames : De l’événement à la mémoire. La dernière page de couverture dit que les styles et les manières de comprendre alternent tout au long des chapitres ; toutefois je n’ai trouvé nulle indication sur qui rédigeait quoi, et malheureusement je manque de temps pour essayer de le deviner pour tous les sujets.

Le premier chapitre montre quelles furent les crises principales entre les grands pays européens de 1871 à 1914 (Fachoda et Agadir en particulier), quel fut l’engrenage vers les déclarations de guerre en 1914, comment se caractérise chaque année de guerre et les façons dont des conflits locaux perdurent entre états (à Fiume, en Turquie, en Rhénanie) après les traités de paix et dans ce qui relève soit de la guerre civile (Russie), soit de révoltes dans les colonies (guerre du Rif en particulier).

Le second point montre des lieux de mémoire souvent aujourd’hui habités par des monuments, ceux choisis ne sont pas toujours très connus comme la chapelle russe de Saint-Hilaire-le-Grand non loin de Mourmelon et un monument de style antique en bêton armé à l’entrée du cimetière allemand de Sedan dont le devenir est toujours incertain. La mairie, que nous avons contactée à ce sujet, ne nous a pas répondu, ce qui confirme les craintes qu’elle maintienne son projet de le détruire. Le Président de la Société d’Histoire et d’Archéologie du Sedanais nous a invités à regarder cette page pour en savoir plus: http://www.histoire-sedan.com/index.php?r=4&s=92 .

Le chapitre sur les acteurs s’intéresse à des personnalités au destin particulier, tel Rabah Boukabouya, instituteur en Algérie avant 1914 puis lieutenant indigène chez les zouaves qui déserte pour passer dans les lignes allemands avec un caporal en avril 1915, suite à une promotion qui lui aurait été refusée au profit d’un pied-noir. Après s’être mis au service de la propagande allemande auprès des soldats alliés musulmans, on trouve mention de sa présence dans la Turquie kémaliste. La question suivante est celle traitant du vocabulaire de l’époque non seulement chez les Français, mais aussi parmi les peuples belges avec les « inciviques » (comprendre les collaborateurs), allemand pour le pain KK (une autre explication, que celle mentionnée, existe) ou le Kindermord (anciens étudiants succombant devant Ypres en novembre 1914), italien, russe et anglais.

Divers documents sont présentés sur deux chapitres. Bien que le premier soit intitulé « objet », il peut proposer de l’écrit, comme un fascicule mobilisation d’un soldat tourangeau. Il côtoie de l’artisanat des tranchées, une plaque d’identité, une médaille militaire … Les écrits sont généralement regroupés dans le chapitre « témoignages, lettres et discours d’époque », on y remarque une pétition pour la paix signée par des soldats du 298e RI fin 1917 qui stationnent dans les Vosges. Les trois derniers chapitres se nomment : « Travaux comment les historiens abordent le conflit », « Mémoires les traces de la guerre », « Oeuvres la présence artistique de 1914-1918″.

Octave

Note globale :

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