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French Cartoon Art in the 1960s and 1970s

French Cartoon Art in the 1960s and 1970s
Leuven University press 268 pages
1 critique de lecteur

Avis de Xirong : "Un mot prêté à Picasso, autour de 1970, lui faisait dire qu’il ferait de la bande dessinée s’il avait maintenant une vingtaine d’années"

Il fallait alors cette invention, servant de caution, pour aider à la reconnaissance culturelle de la bande dessinée qui allait s’imposer sous ce nom dans ces années qui suivirent Mai 68. Ceci pour s'opposer en particulier à nombre d'académiciens qui s'empressaient, interrogés ou pas sur la question de la BD, de dire que c'était une lecture pour analphabètes. L'ouvrage est sous-titré  Pilote hebdomadaire and the Teenager Bande Dessinée ; il s'agit donc d'étudier l'évolution de ce périodique.

Voici le plan de l’ouvrage :

Introduction

1. Le marché français du Bande Dessinée en 1959 et le concept Pilote

2. Lancement et premiers succès

3. Pilote en crise, 1959-1963

4. La relance de la bande dessinée

5. Prélude à 1968: défis et changements

6. "Astérixisation" et l'impact du marché de l'album

7. Après 1968 et la fin du Pilote à parution hebdomadaire

Dernier mot

Bibliographie

Depuis la Belle Époque jusqu’à la fin des années soixante, nombre de titres de la presse pour les jeunes étaient hebdomadaire, que l’on songe par exemple à La Semaine de Suzette, Fillette ou l’Épatant pour les titres les plus anciens restés dans les mémoires.

Le premier numéro de cette revue pour les jeunes voit  donc le  29 octobre 1959 et tous les jeudis, le jour de congé des élèves en France jusque dans les années 1970, son lectorat le retrouvera jusqu’en 1974. Le magazine devenant donc mensuel quasiment au milieu des années 1970, et faisant de plus en plus de place à la BD ou au dessin d'humour. Les évènements de mai 68 eurent des répercussions dans la rédaction et on peut dire que le journal accompagna ses premiers lecteurs dans leur croissance. Il passe en effet d’un journal pour enfants à un journal pour adolescents et termine même en 1986 avec un lectorat comprenant beaucoup d’adulte. À ce propos, on notera qu’à partir du no 571 de la mi-octobre 1971 son slogan depuis 1962 "Le Magazine des jeunes de l'an 2000" disparaît au profit du "Journal qui s'amuse à réfléchir".

Ce périodique a dû une bonne partie de son succès du départ au fait les premières aventures d’Astérix et Obélix et parfois aussi des épisodes de Lucky Luke y faisaient l’objet d’une prépublication. Dans les années 1970, ce sont les dessinateurs Gotlib, Brétécher, Reiser, Bilal, Pétillon, Cabannes  et Cabu  qui sont les vedettes. Rien qu’à ces noms, on peut imaginer l’évolution du contenu. Le journal disparaît en 1989, il a été beaucoup dans la déculpabilisation de lire des illustrés et à permettre que celle-ci soit reconnu comme un art spécifique.

Notons que, dans les années 2000, apparaissent ponctuellement quelques numéros thématique de Pilote avec pour sous-titre Le journal qui s’amuse à revenir. Rien depuis 2010 en tout cas.  Même si le choix des vignettes reproduites est fort pertinent, il est limité à huit documents dont un provenant de Cœurs vaillants (à ne pas confondre avec Vaillant qui deviendra Le journal de Pif) pour rappeler à juste titre que la presse catholique dominait largement dans la presse des jeunes de la fin des années quarante aux années cinquante. Il est vrai que les droits d’auteur ont dû déjà être conséquents.

idé cadeau

Pour connaisseurs Peu d'illustrations

Xirong

Note globale :

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