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La Suisse et les puissances européennes

La Suisse et les puissances européennes
ALPHIL 142 pages
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Avis de Adam Craponne : "La petite Suisse qui monte, qui monte…"

L’ouvrage est sous-titré Aux sources de l’indépendance (1813-1857). Il s’agit tout d’abord de rappeler que, sous l’égide de Napoléon Ier,  la Suisse avait pris une autre contour avec la disparition des  pays sujets et des baillages communs, ce qui donna lieu à la création de six cantons dont Vaud et le Tessin. En 1814/1815 se pose à la fois la question des limites à donner à la Suisse (Genève française sous le Premier Empire, et allié de la Confédération avant la Révolution française, devient un canton en élargissant largement son territoire), de l’indépendance réelle  du pays (l’Autriche se verrait bien sa tutrice) et de la nouvelle constitution à établir.

Une relation privilégiée se noue avec le Royaume-Uni et le Rust du, mein Vaterland, l’hymne national de la Suisse de la fin des années 1810 au début des années 1960, se chantait sur la musique du God save the queen (aujourd’hui il a été remplacé par le Cantique suisse). Cédric Humair développe à la fois les péripéties du combat entre cantons libéraux et cantons conservateurs, débouchant sur la Guerre du Sonderbund, et comment la Suisse est devenue une terre d’asile au cours du XIXe siècle. Une réforme des institutions fédérales, telles qu’elles étaient définies en 1815, est finalement acceptée en 1848. L’ouvrage porte son analyse jusqu’en 1857, l’année où est mis fin à la situation particulière du canton de Neuchâtel qui depuis 1815 est bien membre de la Confédération mais est redevenu territoire personnel du roi de Prusse.  

Parmi les objets de découverte, durant les Cent-jours, la participation armée de la Confédération à la lutte contre les Français ; après Waterloo, les  Suisses occupent en particulier le Pays de Gex mais aussi une partie des départements du Jura et du Doubs. L’acte de neutralité perpétuelle est signé par les grandes puissances le 20 novembre 1815.        

On relève que Louis-Napoléon Bonaparte, après avoir séjourné dans le pays en tant qu’opposant politique, lorsqu’il devient empereur sous le nom de Napoléon III réclame des exilés républicains réfugiés en Suisse. Au passage, on apprend que la date de 1880 est celle où le pays reçoit plus d’immigrants que le nombre de Suisse qui partent s’établir à l’étranger ; ceci étant une illustration du développement économique du pays.

Pour connaisseurs Quelques illustrations

Adam Craponne

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