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Les Cosaques

Les Cosaques
Les Belles Lettres288 pages
1 critique de lecteur

Avis de Patricia : "Quiconque a servi dix ans au Caucase ou bien se noiera dans le vin, ou bien épousera une dévergondée"

Ce roman de Tolstoï est en partie autobiographique, en effet l’auteur a combattu dans le Caucase, lors des années 1850, en particulier  face aux montagnards dirigés par Chamil un chef rebelle d'origine daghestanaise. Rédigé dans les années 1860, cet ouvrage est publié en 1863 dans un journal.

 

L’action est située dans les années 1840, le héros Olénine âgé de vingt-quatre ans, depuis plusieurs années orphelin, ayant fait très peu d’études, largement oisif et accroché aux jeux de cartes, rejoint un régiment de cosaques dans un village aux limites de la Russie et de la Géorgie.

 

Erochka, chasseur cosaque au passé glorieux, joue un peu le rôle d’un mentor pour lui. Une rivalité amoureuse naît entre le héros et un autre Russe ; le sujet en est Marion, la plus belle fille cosaque du village. Des troupes tchétchènes ennemies attaquent le village…  Auparavant, on a noté cette phrase au sujet des membres de ce peuple : « Tu peux te fier à eux, mais ne t’endors jamais sans ton fusil à côté ».

 

On relève également ceci :

 

« La femme est pour le Cosaque l'instrument de sa prospérité ; la jeune fille seule a le droit de prendre du bon temps, mais l'épouse doit, de la jeunesse jusqu'à une vieillesse avancée, travailler pour son mari, qui, à l'orientale, exige d'elle soumission et labeur. Par suite de ces coutumes, la femme, fort développée physiquement et moralement, a beau être soumise extérieurement, elle jouit dans la vie domestique, comme en général dans tout l'Orient, d'une influence et d'un poids infiniment plus grands qu'en Occident ».

 

« Regarder une belle fille, c'est un péché ? S'amuser avec elle, c'est un péché ? L'aimer, c'est un péché ? C'est comme ça, chez vous ? Non, mon cher, ce n'est pas un péché, c'est le salut. Dieu t'a créé, il a créé aussi les filles. C'est lui qui a tout fait, mon cher. Par conséquent, ce n'est pas un péché de regarder une belle fille. Elle a été créée pour être aimée et procurer de la joie. Voilà comme je juge, mon bon ! »

coup de coeur !

Pour tous publics Aucune illustration

Patricia

Note globale :

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