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La guerre de Louise 1914-1921

La guerre de Louise 1914-1921
Entre-temps éditions192 pages
1 critique de lecteur

Avis de Octave : "En sortant par la Lorraine j’ai rencontré trois capitaines"

Louise Collignon a dix-sept ans en 1914, comme encore parfois à cette époque c’est son dernier prénom qui est usuel. Elle  habite, à la Belle Époque la Woëvre (une région comprise entre Metz et Verdun). Son village  d’Herbeuville va se retrouver proche d’un front qui se stabilise fin 1914, toutefois elle est du côté des lignes allemandes. Sa sœur travaille à Ambly-sur-Meuse (au sud de Verdun) et est donc côté français tandis que son jeune frère, âgé de dix-neuf ans, a fui et se retrouve dans le Var  avant d’être incorporé en mars 1915 dans l’armée. On a d’ailleurs des extraits de la correspondance entre le frère et la sœur lorsque cette dernière est revenue d’Allemagne.

Les maisons de la commune sont pillées par les soldats étrangers. Dès fin septembre la population du village est évacuée, toutefois dans une direction pour les femmes (Louise et sa mère) et les enfants de moins de treize ans puis une autre pour les hommes (le père de Louise). Regroupées dans un premier temps à la limite des frontières de l’Alsace-Lorraine, les femmes partent en octobre 1914 pour la Bavière. Les hommes sont partis un peu avant pour la Saxe.      

La gare d'Évian

Le récit nous conte les conditions de détention dans ces camps d’internement des civils. Les femmes et enfants sont évacués vers Évian, via la Suisse ; ce groupe arrivé début février en Haute-Savoie. C’est à la limite de l’Isère et de la Drôme vers Vienne et Romans, dans le village de La Motte-de-Gallaure puis à Saint-Vallier qu’elle s’installe. On voit que les réfugiés sont loin d’être bien accueillis par les populations locales et d’ailleurs les passages où Marcelle Capy, dans Une voix de Femme dans la mêlée, évoquaient les problèmes des réfugiés étaient systématiquement censurés.

Cet ouvrage se clôt avec un texte qui réfléchit sur l’importance des dégâts causés par le conflit dans l’ensemble de la Woëvre. Rappelons que des zones entières ont été labourées par les obus des deux camps. L’intérêt de l’ouvrage tient beaucoup par son sujet même car ce ne sont pas seulement les populations civiles proches du front qui durent déportées. On est ébahi devant la très riche et intéressante iconographie.

Panneaux d'exposition dont le contenu est tiré du livre

Pour tous publics Beaucoup d'illustrations

Octave

Note globale :

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