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L'Ambulance 13, Gueule de guerre, cycle III (2/2)

L'Ambulance 13, Gueule de guerre, cycle III (2/2)
Grand angle56 pages
1 critique de lecteur

Avis de Alexandre : "Quand les enfants de la Grosse Bertha arrivent à l’église, ils ne manquent de s’y faire remarquer"

Ce snobisme à numéroter les volumes en cycle de 2 tomes est assez insupportable, comme il serait bien plus clair de parler ici du tome 6. C’est bien à peu près le seul reproche, il est vrai, que l’on pouvait faire à cette excellente série. Ce sera moins le cas maintenant, comme on le verra plus loin. Les pages BD des volumes y sont suivis par des pages documentaires autour de la médecine durant la Grande Guerre.

On suit les aventures d’un chirurgien militaire et ici ce dernier, grièvement blessé au visage, devient une gueule cassé. Sa fiancée parisienne, un peu artiste et plus particulièrement sculptrice, lui confectionne le masque destiné à masquer sa moitié de visage atteinte. Si ses problèmes avec certains officiers reviennent, ils vont vers leur disparition, ainsi sa sœur épousant Henri Favre il se réconcilie avec lui.

Le mariage de ce dernier ne se fait pas en l’église  l'église Saint-Gervais ce 29 mars 1918, jour du vendredi saint. Un obus tiré par un canon surnommé la Grosse Bertha par les habitants de la capitale (les Allemands parlent de "Pariser Kanonen" et ont surnommé "Grosse Bertha" d’autres canons utilisés devant Liège et Verdun) fait effectivement 91 morts en ce dernier début de printemps de guerre. Ce jour-là évidemment, il n’y avait de mariage dans aucune église catholique du monde, ni d’ailleurs le samedi saint et c’est absolument inconcevable même aujourd’hui (voir le Rituel romain de la célébration du mariage. Paris : Desclée-Mame, 2005). C’est là que l’on retrouve le héros et sa fiancée le 29 mars 1918, ceux-ci décident alors qu’eux aussi vont se marier.    

On est surpris que le lieutenant allemand commandant la pièce d’artillerie en question puisse se donner comme objectif l’Hôtel de ville de Paris. Même si pour améliorer la précision de leur tir, deux espions allemands renseignent dans un délai d’environ quatre heures sur l’impact du dernier tir. Quand à l’avion qui irait bombarder le canon en question, ce n’est que par le fruit d’un heureux hasard qu’il aurait pu le trouver. Afin de ne pas être repérés par les détecteurs sonores de l'armée française, plusieurs canons sont disposés dans le même axe et tirent simultanément.   

Pour tous publics Beaucoup d'illustrations

Alexandre

Note globale :

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