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Les juifs du département d’Oran (Algérie) dans la Grande Guerre, premier volume

Les juifs du département d’Oran (Algérie) dans la Grande Guerre, premier volume
L’Harmattan348 pages
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Avis de Alexandre : "Étant des premiers dans la marche en avant pour aborder les tranchées ennemies (page 102)"

Philippe-E. Landau dans Les Juifs de France et la Grande Guerre avait montré le patriotisme des juifs français (issus du sol hexagonal ou d'Algérie) et étrangers durant la Première Guerre mondiale auquel même Barrès avait rendu hommage.  Olivier Gaget avait évoqué Les Poilus juifs d'un régiment provençal, ceux du 112e RI basé dans le Var à la Belle Époque.

Norbert Bel Ange s’attache à décrire le parcours précis des combattants israélites venus du département d’Oran. Rappelons qu’en Algérie jusqu’en 1955, il y avait trois départements à savoir Alger, Oran et Constantine. S’en rajoutant un après cette date, celui de Bône.   

Le premier tome concerne les localités de Tlemcen, Mostaganem, Mascara et Géryville. À la fin de la Belle Époque, il y avait 120 000 juifs en Algérie ; depuis les débuts de la IIIe République, ceux-ci avaient la nationalité française, ce qui n’était pas le cas des musulmans. D’après Philippe-E. Landau, plus de 13 000 soldats israélites algériens furent mobilisés.

Il s’agit pour Norbert Bel Ange d’identifier, non tous les morts pour la France de cette communauté, mais tous les combattants. Nombre de ces poilus furent incorporés dans les zouaves et c’est une des raisons (mais pas la seule), l’auteur évoque la bataille des Dardanelles. Il s’attarde plus particulièrement sur les membres de sa famille. On ne sera pas surpris, si les rares officiers subalternes (sous-lieutenant à capitaine) sont retrouvés décédés, comme le sous-lieutenant David Sportès.  

Il cite un extrait d’un texte de Maurice Barrès qui soulignait le patriotisme des poilus juifs d’Algérie (page 162). Sont présentés également des parties d’un texte de Joseph Kessel, né de parents israélites sujets russes et engagé volontaire durant la Première Guerre mondiale, publié le 5 juillet 1919 dans Le Journal des débats. On nous rappelle au passage que le général Franchet d’Esperey était né en 1856 à Mostaganem.               

Ajoutons personnellement que c’est le gouvernement d'avant-guerre de Clemenceau qui met en place la mesure de conscription qui touche les indigènes musulmans. Toutefois ne sont appelés qu’une faible partie du contingent ;  il y a tirage au sort en Algérie alors qu’en métropole, le système des bons et mauvais numéros a disparu depuis environ un quart de siècle.   

Pour tous publics Quelques illustrations

Alexandre

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