Zita: courage et foi d’une impératrice, de Gaëtan Évrard et Dominique Bar : avis et résumé critique de Octave


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Zita: courage et foi d’une impératrice

Zita: courage et foi d’une impératrice
Triomphe 40 pages
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Avis de Octave : "Mais pourquoi l’association pour la béatification et la canonisation de ZIra est-elle basée dans le diocèse du Mans ?"

C’est parce qu’en 1926 elle est devenue oblate (laïque suivant un certain nombre de règles en rapport avec l’activité religieuse) de l’abbaye de Solesmes située au sud-ouest du département de la Sarthe.

L’intérêt de  l’ouvrage est de permettre de revivre les dernières années de l’empire d’Autriche-Hongrie. En effet Charles Ier devient empereur en novembre 1916 et renonce à son trône le 11 novembre 1918 alors que son pays a signé un armistice avec les Alliés depuis un mois. On aurait pu se dispenser toutefois de couvrir les mensonges du comte Czernin (ministre des Affaires étrangères de l’Autriche-Hongrie) au sujet de l’attitude de torpillage de négociations secrètes de paix par Clemenceau en biaisant la contextualisation (vignette 3 de la page 19) et par ailleurs au mieux en décontextualisant, voire certainement en trafiquant des propos de Poincaré (vignette 4 de la page 19). Suite à la révélation de ces mensonges, le comte Czernin doit démissionner et peu après propose à l'empereur d'abdiquer pour des raisons de santé et de nommer un régent. Quant aux propositions de paix portées par l’Autriche-Hongrie c’est le retour de l’Alsace-Lorraine à la France plus l’évacuation de la Belgique et les demandes italiennes  renvoyées à l’expéditeur. Bref c’est donner ce qu’il n’a pas et refuser ce qu’il peut offrir !     

Que le livre soit à tonalité apologétique pour Zita nul n’en doute à sa lecture. Quelques aspects méconnus seront découverts comme ces deux tentatives par Charles Ier de reconquérir la Hongrie comme roi, dommage que l’on prête à la vignette 4 de la page 21 au régent Horthy des propos qu’il n’a très sûrement jamais tenus. Zita séjourne en Belgique les dix années qui précèdent l’invasion de la Belgique en 1940.

Que Hergé se soit rendu plusieurs fois au château de Ham où réside toute la famille de Zita nul n’en doute, que Hergé est voulu rendre hommage à Chrles Ier et à son fils dans Le sceptre d’Ottokar cela surprend déjà beaucoup plus.  En tout cas le roi Muskar XII de Syldavie a été inspiré, pour le physique et l’allure générale, par le roi Zog d’Albanie. Bref prendre Hergé pour valoriser la famille des Habsbourg, cela tient-il de la chute du gag en dernière case de la planche (page 29) ? En résumé le scénariste en a fait un maximum pour obtenir la canonisation de Zita et justifier celle de Charles Ier !  Dominique Bar sait bien porter, avec un trait élégant, le discours ; on lui doit de beaux décors fort divers. Notons, chez le même éditeur, un album Charles Ier scénarisé par Marcel Uderzo.

Accessible jeunesse Beaucoup d'illustrations

Octave

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