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Saint Vincent de Paul et la mission lazariste dans les États barbaresques du XVIIe au XIXe siècle

Saint Vincent de Paul et la mission lazariste dans les États barbaresques du XVIIe au XIXe siècle
L’Harmattan255 pages
1 critique de lecteur

Avis de Benjamin : "Mais qu’allaient-ils faire pour les sortir de cette galère ?"

En fait d’États barbaresques, il s’agit, mis-à-part quelques pages autour de la Tunisie, de la Régence d’Alger. Vincent de Paul fut lui-même prisonnier des Barbaresques entre 1605 et 1607 à Tunis. Vincent a voulu dissimuler ce dernier point car il était en effet gênant de révéler qu’il n’avait pas eu vocation de martyr ; en effet il avait caché alors qu’il était prêtre. De plus il n’avait pas été finalement si maltraité.  Pour celui qui demandait de l’argent pour racheter les chrétiens captifs en Afrique du nord, il valait mieux faire une description des plus tragiques de la vie de ces derniers dans les bagnes et galères. Un accord entre le roi de France et les Ottomans interdisaient d’ailleurs que les Français soient rendus au statut d’esclaves. Aussi les sujets des rois de France soumis à une capture les déclaraient italiens ou espagnols en arrivant dans les ports d’Afrique du nord. Tout ceci relève d’informations apportées personnellement et n’est pas dans l’ouvrage que nous présentons.

Toutefois l’introduction du livre  Saint Vincent de Paul et la mission lazariste dans les États barbaresques n’est pas sans intérêt puisqu’elle donne le nombre de bagnes à Alger (une vingtaine), à Tunis (quatorze) et à Bizerte (cinq). Des galères marocaines existaient également mais on ne nous en dit rien car ce dernier pays ne relvait pas de la Porte.  Une petite trentaine de vicaires apostoliques chargés d’aider les prisonniers à se maintenir dans la foi catholique sont présentés plus ou moins longuement et autant d'autres de manière courte (avec toutefois toujours leur lieu et date de naissance). Au milieu du XIXe siècle, il y avait aussi un établissement des filles de la charité à Alger. Chaque consul français pouvait venir avec son chapelain et c’est par ce biais que la présence d’ecclésiastiques était tolérée par les Turcs.  

Pour connaisseurs Peu d'illustrations

Benjamin

Note globale :

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