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L’impératrice des mensonges

L’impératrice des mensonges
Pocket675 pages
1 critique de lecteur

Avis de Alexandre : "Des moines bouddhistes pas très catholiques"

Robert Van Gulik (1910-1967) a popularisé le personnage du juge Ti en Occident dans les années 1950 et exerça sous le règne de l’impératrice Wu Zetian à la fin du VIIe siècle. Celle-ci se fit proclamer bodhissattva à une époque où le bouddhisme est florissant. L’implantation de ce dernier se fit en Chine sur un millénaire du Ier au Xe siècle, avec d’ailleurs des persécutions à la fin des Ve, VIe et IXe siècle.  

L’ouvrage était paru aux USA sous le titre de Deception en 1993. Avant sa première rencontre en tête-à-tête avec l’impératrice Wu Zetian, le juge Ti se lance dans l’élucidation d’une série de crimes après avoir été le témoin pathétique de l'exécution d'un jardinier innocent à Yangzhou en aval de Nankin. Le meurtrier gourmand s'est tenu au-dessus de ce premier mort, le ministre des transports, mangeant les gâteaux préparés. Or le jardinier avaient des dents fortement cariées, on pourrait se demander comment il aurait pu manger ces pâtisseries sans encourir beaucoup de douleur ?

Le traducteur n’a pas choisi l’écriture phonétique pinyin mais l’alphabet Wade-Gilles, ce qui rend difficilement compréhensible les noms de lieux, d’autant qu’aucune carte de la Chine, avec les villes citées, n’est proposée.   

Dans la ville impériale de Luoyang, la petite fille nouveau-née de Wu (alors concubine de l'empereur Gaozong, appelé ici Kao-tsung), est tuée par sa mère avec une action de suffocation. Cette dernière fait renvoyer l'épouse de l'Empereur, en disant que c'est l'Impératrice Wang qui a tué son enfant et Wu Zetian prend sa place après l’avoir en plus accusé de sorcellerie. L’historien Shu Chin-Tsung produit un pamphlet diffamatoire envers la famille Wang.

Wu Zetian favorise le bouddhisme et certains abus sont commis par les moines, leur cupidité et le fait que les monastères servent de refuge à des malfaiteurs scandalise le juge Ti. Au début du récit, il se rend au monastère du Nuage doré à la recherche d’un Indien en lien avec le ministre décédé. L’empereur Taizong, au moment de son décès, a placé auprès de Gaozong  six conseillers.

Bientôt, deux d'entre eux se sont suicidés alors que les quatre autres sont arrêtés, jugés, déclarés fous et envoyés dans l’intérieur du pays. Wu-Chi, parvient à s'échapper et à se cacher dans un monastère bouddhiste sous l'apparence d'un vieil homme qui ne se souvient plus de son nom et est déclaré mort officiellement. Le moine Hsueh Huai-i, magicien, amant et conseiller de Wu Zetian est dans de nombreuses affaires louches en rapport avec la religion bouddhique.  Le livre se termine par une fin très bouddhiste, Hsueh Huai-i renaît apparemment comme un bœuf tirant de lourdes charges au Tibet.

 

Pour connaisseurs Aucune illustration

Alexandre

Note globale :

Par - 313 avis déposés - lecteur régulier

372 critiques
15/09/18
L’histoire raconte que l’impératrice Wu Zetian, après son intronisation au pouvoir en 690, ait décidé d’offrir aux diplomates étrangers un ou plusieurs pandas en gage d’amitié entre leurs pays.
https://www.chine-magazine.com/panda-chinois-un-cadeau-en-voie-de-disparition/
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