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Niort d‘hier à aujourd’hui

Niort d‘hier à aujourd’hui
Sutton144 pages
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Avis de Adam Craponne : "Et le dragon dans tout ça ?"

On évoque la rue Ricard et la rue du Temple mais sans nous mentionner que dans chacune de ces voies on trouve des dragons métalliques depuis 1992, ceci en lien avec une légende qui raconte le combat d’un dragon ailé et d’un soldat. En voici les dernières phrases : « Un soldat, nommé Allonneau, condamné à mort pour désertion, sollicita sa grâce en offrant de tuer le monstre. Le corps et le visage couverts d’une armure d’acier, armé d’une lance et d’un poignard, il s’avança vers l’antre du monstre. Il réussit à lui plonger son couteau dans la gorge. La bête vomit des flots de sang et se débattit en tordant sa longue queue. Le soldat crut la partie gagnée et ôta son masque. L’animal, alors, dans un suprême effort, mordit son ennemi à la figure, et le soldat mourut à l’instant en même temps que le dragon.Le corps du monstre fut placé sur une charrette et promené dans toute la ville. Au soldat, on éleva un tombeau dans le cimetière de l’Hôpital Général ». Cette  histoire renvoie en fait, selon nous, au fait que la réalisation des travaux d'assainissement des abords de la ville quartier Porte Saint-Jean auraient marqué la fin de  morts de jeunes enfants et d’adultes.

Le principe est de prendre sur la page de gauche en haut une photographie (souvent tirée d’une carte postale) du début du XXe siècle et un cliché d’aujourd’hui des mêmes lieux. Parfois on a un témoignage en rapport avec le lieu et toujours une petite photographie en complément. Ainsi a-t-on, au milieu d’un texte, la statue de Jacques de Liniers, qui défendit Buenos-Aires et sa région face au débarquement des armées anglaises au début du XIXe siècle.

Alors que l’on nous dit que le musée Agesci était jusqu’en 1993 un lycée, on nous cite le témoignage d’une élève de cet établissement dans les années 1950. Par un heureux hasard elle évoque la petite-fille d’Ernest Pérochon (élève en même temps qu’elle), mais pas un mot n’est dit sur cet écrivain qui reçut le prix Goncourt en 1920 pour Nêne alors qu’une salle dans le musée lui est entièrement consacrée et que sa maison, devenu un centre d’exposition sur les photographies, est situé juste en face de l’entrée du musée. Pourtant cet auteur compte beaucoup plus pour Niort que Joséphine Baker qui a sa photo page 67 parce qu’en 1934 elle est venue animer une fête de charité.

Les dernières pages évoquent les anciennes communes annexées à Niort dans les années 1960.

Pour tous publics Beaucoup d'illustrations

Adam Craponne

Note globale :

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