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Vivastella

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L’Éveilleur 245 pages
1 critique de lecteur

Avis de Adam Craponne : "La seule loi de l’histoire, c‘est la surprise (Max Gallo)"

Il s’agit là de huit nouvelles toutes plus ou moins en rapport avec la Seconde Guerre mondiale, une période que l’auteur Yves Pourcher connaît bien puisque encore récemment, il nous avait donné Moi, Josée Laval et plus anciennement Pierre Laval vu par sa fille: D'après ses carnets intimes.

Yves Pourcher a tenu à glisser une douzaine de photographies de l’époque et on ne peut que l’en remercier chaleureusement. Le premier récit nous plonge dans l’univers des voitures de luxe et nous fait rencontrer à la fois le personnage historique Louis Renault et la figure fictionnelle de Georges Dewalter tout droit revenu de l’excellent roman des années trente L’Homme à l’Hispano. Pour la dernière nouvelle, qui permet d’assister à la prise de Shanghai par les Japonais en 1937, on retrouve aussi Georges Dewalter mais à Alger.

Dans la seconde nouvelle, j’ai cru deviner que sur les routes de l’Exode, le héros rencontrait ma grande-tante qui remercia son mari (alors sous les drapeaux) de l’avoir incité à passer son permis de conduire au milieu des années trente. J’ai beaucoup apprécié l’histoire autour des drapeaux du PPF (où apparaît Doriot) et de l’étendard du national-socialisme.  

Le quatrième récit a pour titre "Les martingales" et si l’action se déroule pour l’essentiel à Paris, un mot est dit sur l’état de sinistre dans lequel se trouvait la ville de Tours après les bombardements allemands de juin 1940 (page 119). Comme son nom ne l’indique pas, la nouvelle "Yankee clipper" nous amène en URSS et en particulier à la Loubianka. Le récit suivant évoque un portrait de Staline qui ne réussit pas à son auteur qui n’est pas Picasso comme on pourrait spontanément le penser.

Avec "L’Amiral" le récit démarre en 1933 à Bruxelles, mais on arrive assez vite à la Drôle de guerre puis à l’offensive allemande de juin 1940 et enfin à Tunis où on voit l’amiral Esteva le nouveau Résident général qui met en novembre 1942 à la disposition des pilotes allemands plusieurs bases françaises sur le territoire tunisien. L’action se termine avec l’arrivée des Alliés à Tunis en mai 1943.  Le souffle de l’histoire passe magistralement à travers tous ces destins individuels; on croise également (en plus des personages délà cités) la route de Cocteau, Arletty, Mae West, Douglas Fairbanks, Jean Fontenoy sous son nom et sous son psedonyme aux pages 116 et 144-147. 

Pour tous publics Beaucoup d'illustrations

Adam Craponne

Note globale :

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