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L’hiver le plus long 1943-1944 : Pie XII, les juifs et les nazis à Rome

L’hiver le plus long 1943-1944 : Pie XII, les juifs et les nazis à Rome
Desclée de Brouwer446 pages
1 critique de lecteur

Avis de Benjamin : "Pie XII se rappelle que le premier évêque de Rome était le Galiléen Pierre"

Ce livre est paru en 2008 en Italie. En 2012 le Vatican a dévoilé publiquement des documents tendant à prouver que Pie XII  a protégé des juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Certains historiens pensent à la fois que ce dernier est peu intervenu officiellement  dans le souci de demeurer neutre dans le conflit et de ne pas aggraver la situation des populations catholiques  et à la fois a tenté de sauver discrètement nombre d’israélites. D’autres historiens pensent que Pie XII n’a fait en gros qu’observer les atrocités nazies.

L'armistice de Cassibile, par lequel les forces militaires italiennes arrêtent les hostilités avec les Alliés, est signé le 3 septembre 1943. Toutefois il n’est rendu public que le 8 septembre et quatre jours plus tard Mussolini, arrêté en juillet 1943, est délivré par le capitaine SS Otto Skorzeny (il avait été aussi envisagé d'enlever le pape). Il va tenir en Italie du nord la République de Salò. Ce n’est que les 4 et 5 juin 1944 que Rome est libérée et ce n’est que le 2 mai 1945 que les forces allemandes signent leur capitulation alors qu’elles tenaient encore le nord de l’Italie.

Le 16 septembre 1943 les Allemands procèdent à une rafle de juifs dans Rome et l’ouvrage montre de la façon la plus exhaustive possible quels furent les membres du clergé qui aidèrent les juifs à passer dans la clandestinité  et comment agirent les responsables du Vatican dont le Pape . Se distingue en particulier Sœur Pascalina Reynart, la secrétaire de Pie XII,  qui amenait de la nourriture aux couvents qui cachaient des juifs à Rome. L’Osservatore Romano publie un article fin 1943 qui incite les catholiques à protéger les Juifs. Le baron Ernst von Weizsäcker, ambassadeur d’Allemagne au Vatican, est l’intermédiaire privilégié entre le pape et les autorités occupantes ; il semblerait qu’il ait atténué certaines demandes d’Hitler et ait présenté à ce dernier le Pape sous des couleurs favorables.

Illustration absente du livre

Il est à noter que selon les Accords de Latran, les catacombes appartenaient au Vatican aussi les Allemands n’y pénétrèrent jamais ; celles-ci outre d’être des refuges provisoires furent aussi des lieux où s’imprimèrent des faux papiers à destination de personnes en délicatesse avec les nazis.L’auteur pose également la question des conversions de juifs au catholicisme qui suivirent. D’autres personnes comme des francs-maçons ou des opposants tel le socialiste Pietro Nenni bénéficièrent de la protection de diverses institutions catholiques.

Pour tous publics Aucune illustration

Benjamin

Note globale :

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