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La reconnaissance par la France du génocide des Arméniens

La reconnaissance par la France du génocide des Arméniens
L’Harmattan 222 pages
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Avis de Alexandre : "La France compte plus d’un demi-million d’habitants d’origine arménienne"

Non seulement l’ouvrage raconte le long chemin qui conduit à la reconnaissance par la France du génocide des Arméniens, mais également les péripéties de ce combat à l’ONU, en résumant un ouvrage de Varoujan Attarian intitulé Le génocide des Arméniens devant l’ONU et il commence même par l’étude de la question en 1984 devant le Tribunal des peuples créé en 1979 (il succède au Tribunal Russel né en 1966, en particulier à l’initiative de Jean-Paul Sartre).            

En 1965, l’Uruguay est le premier pays à reconnaître le génocide arménien. Suivent à partir des années 1980 dans l’ordre : Chypre, les USA, la Russie, la Grèce, la Belgique, la Suède, le Liban, la France, le Vatican, la Suisse, l’Argentine, le Canada, la Slovaquie… Les derniers en date sont les députés des Pays-Bas qui le font le 22 février 2018.

En fait au niveau de l’hexagone, il y a trois niveaux : le gouvernement, l’Assemblée nationale et le Sénat. Alors que Patrick Devedjian est le seul homme politique français d’origine arménienne à avoir atteint un niveau de notoriété (pour Balladur l’origine arménienne est sujette à discussion, bien que ses racines soient à aller chercher au Nakhitchevan, voir http://armenologie.blogspot.com/2011/11/le-gaulliste-edouard-balladur-est.html et https://www.youtube.com/watch?v=YzWtGZris7A), ce sont les élus de la droite française, et en particulier les néo-gaullistes qui furent les plus hostiles sur la question.  François Rochebloine, député centriste de la Loire de 1988  à 2017, se démena particulièrement et fut rapporteur de la loi du 29 janvier 2001 sur le sujet de la reconnaissance du génocide arménien.  

Notons que depuis le renouvellement de 2017, l’Assemblée nationale n’a jamais compté autant de députés d’origine arménienne, comme on peut le deviner ici http://www2.assemblee-nationale.fr/instances/fiche/OMC_PO733517.   

On sait généralement que Saint-Jean-d’Acre tombe en 1291 et que Chypre est prise par les Ottomans en 1571mais que les derniers rois de cette île appartenaient la famille poitevine des Lusignan. Ohvanesse G. Ekindjian nous rappelle que Léon V de Lusignan  fut le dernier roi d'une Arménie, centrée sur la Cilicie, qui revient dans les mains des Mamelouks en 1375.

Pour connaisseurs Aucune illustration

Alexandre

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