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La fin de l’hospitalité: Lampedusa, Lesbos, Calais…jusqu’où irons-nous ?

La fin de l’hospitalité: Lampedusa, Lesbos, Calais…jusqu’où irons-nous ?
Flammarion 238 pages
1 critique de lecteur

Avis de Adam Craponne : "Si j'avais un bol de Skittles et que je vous disais que trois d'entre eux allaient vous tuer, vous en prendriez toute une poignée ? Voilà, c'est ça notre problème avec les réfugiés syriens"

Notre titre provient d’une phrase tweetée par Donald Trump Junior le 19 septembre 2016. L’ouvrage La fin de l’hospitalité: Lampedusa, Lesbos, Calais…jusqu’où irons-nous ? vient fort à propos. Les auteurs rappellent que la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 précise que :

« Toute personne a le droit de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État » et que « nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité ni se son droit à changer de nationalité. » (page 19)

Elle rappelle aussi que depuis 1995 en France existe un délit d’hospitalité touchant tous ceux qui apportent une aide de quelque sorte à des étrangers en situation irrégulière (page 20).

Après cette introduction, suivent des chapitres intitulés : Le passage de la mer, Entendre l’appel, Secourir n’est pas accueillir, Terre d’asile, Pulsion de mur, Pour un réalisme de l’hospitalité, Pour une République bienveillante.  

Outre le rappel de situations concrètes dans lesquelles les migrants sont rejetés soit dans un espace d’un territoire soit à l’extérieur du pays,  Guillaume Le Blanc et Fabienne Brugère essaient de mettre du sens à cette exclusion. De l’idée de cet isolement de l’étranger, on pourra retenir cette phrase :

«  Cependant, par un élargissement proprement insensé, l’étranger, le non-citoyen, en tant que terroriste implicite, est regardé comme un criminel potentiel et est traité le plus souvent comme cet ennemi. » (page 178)

Vers la fin de l’ouvrage, on relève ceci :

« De qui désirons-nous et pouvons-nous prendre soin ? Dans tous les cas, laisser vivre les populations en les cernant, en les emmurant, en les quadrillant plutôt que les faire vivre en les éduquant, en les formant, en leur donnant de l’espoir, c’est jouer une République malveillante contre une République bienveillante. » (page 227)  

Pour tous publics Quelques illustrations

Adam Craponne

Note globale :

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