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Lettres, tome VI lettres aux moniales et aux moines

Lettres, tome VI lettres aux moniales et aux moines
Cerf226 pages
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Avis de Ernest : "Catherine fait dès Sienne"

Une introduction de six pages permet d’en savoir plus sur les destinataires de ces lettres et si Catherine de Sienne avait ou se rendre à un moment de sa vie dans un des établissements religieux habité par ces derniers. Ainsi apprend-on que notre sainte se rendit au monastère de Santa Bonda le 2 août 1367 pour assister l’inhumation de Giovanni Colombini, présenté comme le fondateur de l’ordre des jésuites (page 13). Ceci surprend car on doit la création des jésuites à Ignace de Loyola ; il s’agit en fait de l’ordre des jésuates et don d’une erreur de traduction. D’abord laïcs, ils sot  attachés aux ordres mendiants puis disparurent sur l’ordre de Clément IX ayant dérivé vers le sacerdoce ou l’enseignement théologique. Le poète Bianco di Santi surnommé Bianco da Siena, né en 1350 et mort en 1399 en fit partie.  

Non seulement, dans ces courriers  adressés à des moniales et à des moines appartenant à divers ordres religieux (Bénédictins, Franciscains, Augustins, Dominicains), Catherine de Sienne vulgarise la portée symbolique et le secours à attendre de certains points d’ancrage du christianisme, comme  le sang du Christ, mais elles sont un modèle de direction spirituelle à une époque où les papes résident en Avignon. Catherine de Sienne eut un d’ailleurs un rôle dans le retour en 1374 de Grégoire IX à Rome et vit douloureusement dans les deux dernières années de sa vie la division de la chrétienté catholique, qui avec le Grand schisme d’Occident, allait perdurer pendant quarante ans. La place de choix accordée à l'Église dans la société pour son rôle culturel et social est sérieusement remis en cause durant ce XIVe siècle où vécut Catherine de Sienne. Le retour à un idéal évangélique, bien dévoyé par les papes d’Avignon, est très largement posé et ceci explique d'illeurs l’origine du schisme.  

On retiendra, de la part de la sainte, en matière symbolique :

« le sang du Christ nous manifeste nos pêchés et nous montre le remède et l’abondance de la miséricorde divine que nous avons reçue dans sons sang. »

Pour les conseils moraux, on se rappellera que Catherine de Sienne écrit :

« O patience, tu portes un couteau à deux tranchants pour couper et déraciner la colère et l’orgueil car la moelle de l’orgueil est l’impatience. »

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Ernest

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