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La riposte

La riposte
Autrement 270 pages
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Avis de Benjamin : "Philippe Meirieu, fin novembre 2019, a soixante-dix ans et pour les défis éducatifs il a conservé toutes ses dents"

L’ouvrage  essaie de remettre sur les rails un discours progressiste sur l’école, où l’enfant prend du plaisir à apprendre ; ceci dans le droit fil de Jules Ferry, pas celui "bouffé" par des mythes, mais celui qui, au Congrès pédagogique du 2 avril 1880,  faisait l’éloge des « méthodes nouvelles qui (…) consistent, non plus à dicter, comme un arrêt, la règle à l’enfant, mais à lui faire trouver ; elles se proposent avant tout d’exciter et d’éveiller la spontanéité de l’enfant, pour en surveiller, en diriger le développement normal, au lieu de l’emprisonner dans des règles toutes faites auxquelles il n’entend rien » (page 43).

L’auteur entend répondre aux nombreux procès qui lui ont été faits, parfois en s’appuyant il est vrai sur une phrase malheureuse comme sur l’idée que commencer à faire lire les enfants des classes populaires sur des écrits sociaux était une bonne motivation pour ces derniers (voir page 68). De là en plus, des gens de mauvaise foi s’autorisaient à dire que Philippe Meirieu était contre le fait d’offrir des écrits littéraires à l’école primaire.

Il est révélé la contradiction qui dans la presse, et en particulier dans Le Point, voient se succéder des articles où on vante l’épanouissement des enfants dans les écoles privées à projet particulier (Montessori et Steiner par exemple) et on attaque de façon nauséabonde "les pédagogistes" qui, en mettant l’élève au centre du système éducatif au sein de l’école publique, accélèreraient la baisse du niveau dans les établissements de l'éducation nationale. Le commentaire de La riposte sur le journal Le Point est d'ailleurs d'un certain ton journalistique qui ne manque pas de parenté avec celui en usage dans des journaux d'une sombre période de l'histoire de France  https://meirieu.com/LIVRES/La_Riposte_LE_POINT.pdf

L'apport possible des neurosciences est relativisé. L’auteur remet en cause la formation professionnelle des enseignants limitée en temps et en objectifs ; le contenu des stages est décidé sans plus aucune concertation et la place n’est quasiment plus faite à des demandes remontant des enseignants. On retiendra les dernières lignes :

« nous avons le devoir d’éduquer nos enfants pour qu’ils réenchantent ce monde (…) parce qu’il serait criminel de ne pas préparer l’avenir » (page 266).            

idé cadeau

Pour connaisseurs Aucune illustration

Benjamin

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