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Le secret des Suisses: Le goût du consensus

Le secret des Suisses: Le goût du consensus
Cabédita138 pages
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Avis de Adam Craponne : "La Suisse ne doit pas se demander ce que l’Europe peut faire pour elle, mais ce qu’elle peut faire pour l’Europe"

Cette phrase est tirée d’un texte de l’auteur sur https://blogs.letemps.ch/jacques-neirynck/2018/10/01/lespagne-nest-pas-la-suisse/. Il écrit d’ailleurs, un peu avant : « Un Tessinois, un Vaudois ou un Bernois, en étant d’abord chacun eux-mêmes, n’en sont pas moins Suisses ».

L’auteur commence par rappeler que le pays n’a pas connu de guerre depuis deux siècles (en effet les Alliés envahirent ce protectorat de Napoléon) et explique l’enchevêtrement des institutions qui le gouverne.  Le canton d’Uri, avec 36 000 habitants, a autant de poids au Conseil des États, que le canton de Zürich qui en 40 fois plus. Il y a une recherche du consensus qui a permis de limiter les ambitions de Christoph Blücher en 2007. Toutefois les référendums d’initiative populaire ont une participation qui ne dépasse plus 50% des inscrits et l’opacité du financement des partis politiques a permis en mars 2015 un second vote, une heure après le premier, qui mettait fin à la demande « de fonder légalement la responsabilité des entreprises en matières de droits humain et d’environnement » (page 27).

Un chapitre est consacré à la gestion du problème religieux, avec la question des subventions et l’interdiction des minarets (ce qui ne veut pas dire que le culte musulman est prohibé dans un espace collectif). Suivent les questions des retraites, de l’assurance maladie, l’instrumentalisation par l’UDC du concept de neutralité pour refuser certaines décisions en rapport avec le droit international, l’enseignement et la recherche, le problème de la maîtrise des langues étrangères et de l’allemand à des enfants qui parlent un dialecte alémanique plus la réduction pour l’UDC de la culture aux traditions folkloriques, des problèmes rencontrés par Swissair, l’UBS et la réaction par rapport aux OGM et les défis d’internet.

On termine avec les refus de naturalisations, les suicides avec les armes confiés au domicile par l’armée, les questions du secret et des valeurs. L’auteur parle d’acratie pour la Confédération helvétique, ceci évoquant un état d'absence d'autorité, de domination, de pouvoir. Faute d’avoir pu trancher certains problèmes les hommes politiques se sont dédouanés sur des chefs d’administration qui n’ont pas la possibilité de décider de l’avenir de la Suisse dans de nombreux domaines.       

Pour connaisseurs Aucune illustration

Adam Craponne

Note globale :

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