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Dragons furieux: Les avions spatiaux chinois

Dragons furieux: Les avions spatiaux chinois
L’Harmattan209 pages
1 critique de lecteur

Avis de Adam Craponne : "Furiosité: phénomène dont l'origine et la violence intriguent l'observateur"

Philippe Cloué est un des rares experts de la recherche spatiale chinoise et en onze chapitres, conduits d’une main de maître, ils nous initient à cet aspect négligé de la puissance actuelle de l’Empire du milieu. Le pionnier dans ce domaine est 钱学森Tsien Hsue-Shen (en pinyin Qian Xuesen) né à Hangzhou en 1911 et mort en 2009 à Pékin. Aux USA durant la Seconde Guerre mondiale, il assigné à résidence entre 1950 et 1955 car soupçonné (à raison) de sympathie communiste. Pour lui, la Guerre de Corée fut un évènement heureux car cela lui permit d’être échangé contre un pilote américain tombé dans les mains des Nord-Coréens. Il a dirigé le programme nucléaire chinois en plus du programme spatial de son pays. Comme par la suite un résumé conclut ce chapitre.

Les autres chapitres ont respectivement pour titre : La maîtrise du retour sur orbite et les premières rumeurs, Les navettes spatiales du Projet-863, L’avion spatial chinois : le clandestin des années 1990, L’affaire Shenlong, Mystères autour d’une excursion céleste, Les autres projets de véhicules spatiaux pour le retour d’orbite, Les navettes bi-étages semi-réutilisables, Les planeurs hypersoniques Wu-14/DF-ZF, Dragons ultimes, Aux frontières des sciences aérospatiales.

Après s’être inspiré des productions soviétiques, la Chine prend ses modèles chez les Américains comme le véhicule spatial Aotian qui passe pour la copie chinoise du X-37. « Au second semestre de 2013, le principal maître d’œuvre des lanceurs chinois – la Calt – a testé avec succès un véhicule expérimental dénommé  Aotian-1 » (page 111).

La fusée Longue Marche

Pour le neuvième chapitre, on relève : « La fréquence élevée des essais en vol du Wu-14/DF-ZF – sept en moins de trois ans – a surpris  les observateurs » (page 144).  Voici une phrase tirée du dixième chapitre : « Désormais, plus rien ne semble impossible aux ingénieurs de l’empire du Milieu. Ils se situent déjà aux frontières des sciences aérospatiales » (page 164). Cette affirmation trouve un prolongement dans le chapitre suivant : « Dans ces conditions, il n’est pas impossible qu’émergent en Chine des solutions qui n’auront pas encore été explorées par les autres » (page 176). Le dernier paragraphe de la conclusion souligne jusqu’à quel point ira bientôt cette dynamique:

«  Une chose est certaine, la Chine prépare le transport spatial de demain avec une ardeur comparable à celle qu’elle applique à tous ses programmes prioritaires (satellites de navigation Beidou, vols spatiaux habités, exploration de Lune, etc.). Assurément, les cieux seront bientôt parcourus avec furiosité par des engins chinois qui n’auront rien à envier aux dragons des légendes » (page 181). Outre des illustrations, au nombre d’une trentaine, on a d’intéressantes annexes dont une chronologie des étapes de la recherche spatiale chinoise allant de 1945 à 2016.

Les illustrations présentées ne sont pas dans l'ouvrage

Pour connaisseurs Quelques illustrations

Adam Craponne

Note globale :

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