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Histoires nationales et narrations minoritaires

Histoires nationales et narrations minoritaires
Septentrion265 pages
1 critique de lecteur

Avis de PRUNE : "Une nation est une société unie par des illusions sur ses ancêtres (William Inge)"

Cet ouvrage propose dix contributions en plus d’une introduction générale, une introduction et une conclusion. Ce livre est sous-titré Vers de nouveaux paradigmes scolaires ? XXe-XXIe siècles.

Il s’agit de mettre en avant comment sont présentés dans l’enseignement les faits historiques concernant certaines communautés et l’identité nationale. On démarre avec le cas des manuels scolaires en usage auprès de la population germanophone du Tyrol du sud en Italie.

En Belgique l’histoire du passé national a disparu après la fin des années 1980, au profit de l’histoire des communautés flamande et francophone. En Roumanie, les populations d’origines diverses sont très nombreuses avant-guerre et restent relativement importantes (un peu plus de 10%) après 1945. Après la chute de Ceausescu, les minorités gagnent une certaine visibilité dans les programmes scolaires.    

L’histoire coloniale est abordée de façon différente en France et en Allemagne car les populations ont été colonisées sur un temps différent et avec des discours non similaires. Un point essentiel est que la France a vécu la décolonisation, ce qui n’a pas été le cas en Allemagne. Aux USA et dans les diverses provinces du Canada (le cas du Québec est spécifique), on a la délivrance de récits nationaux.

Au Mexique il y a eu une évolution des mots portant le récit national. Au Royaume-Uni, la dimension plurielle de l’identité est avancée de façon variable selon les années. Un chapitre est consacré aux cours d’intégration pour adultes migrants en France et Allemagne. Les cours en France sont l’occasion de distiller des informations sur la laïcité alors qu’en Allemagne il s’agit de narrer le passé du national-socialisme.

En Turquie les alévis vivent une certaine discrimination et ne se retrouvent pas dans le discours historique délivrée en Turquie. Dans les pays de l’Europe centrale et orientale, une question historique sensible est la question de l’évocation de l’importance des juifs jusqu’à la déclaration de guerre de l’Allemagne à l’URSS en 1941. Dans la conclusion, Patrick Garcia écrit : « Je serais tenté de conclure sur l’hypothèse que l’enseignement de l’histoire est une scène où se joue la guerre culturelle lancée depuis plusieurs décennies par l’extrême-droite » (page 253).    

Pour connaisseurs Aucune illustration

PRUNE

Note globale :

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