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À la fin de l’envoi, je touche

À la fin de l’envoi, je touche
Librio 91 pages
1 critique de lecteur

Avis de Adam Craponne : "Ma pointe voltige: une mouche! Décidément... c'est au bedon, Qu'à la fin de l'envoi, je touche."

Il s’agit d’une collection de bons mots produits successivement par des hommes politiques français et anglais des XIXe et XXe siècle, voire du XXIe à la marge puisque l’on trouve quelques réflexions des années 2010 d’Emmanuel Macron, Arnaud Montebourg et Jean-Luc Mélenchon. On passe ensuite successivement à des productions provenant d’écrivains sur d’autres écrivains et sur les critiques de leurs œuvres, d'artistes sur des sujets divers, de répliques de film puis de personnages historiques (du XVIIe au XXe siècle, on aurait pu caser les plus récents dans la catégorie des hommes politiques), d'épitaphes. Une sélection, appelée "bouquet final" clôt l’ouvrage. La misogynie n’est  pas absente dans un chapitre, au milieu de l’ouvrage, intitulé "Entre hommes et femmes".   

Disraeli et la reine Victoria (image absente du livre)

L’ouvrage est sous-titré Histoire, cinéma, politique, littérature : Les répliques qui touchent. Un index des noms propres aurait été bien venu afin de trouver quels mots d’esprit de tel personnage étaient ici présents. Les anglophiles ou amateurs d’humour juif apprécieront bien cet échange entre deux premiers ministres britanniques, à savoir Gladstone et Disraeli. Le libéral s’adressant au conservateur (d’ailleurs à l’esprit bien plus social que Gladstone) lui dit qu’il finirait soit avec une maladie vénérienne soit pendu. Disraeli lui répondit que dans le premier cas il aurait épousé sa maîtresse et dans la seconde hypothèse il aurait épousé les idées de son interlocuteur. Les défenseurs de Briand noteront qu'alors que l'on suggère à Clemenceau de prendre Briand dans son ministère en 1917, ce dernier s'y refuse traitant Briand de grenouille, ce dernier corrige l'image que se donnait Clemenceau de pur-sang en le rabaissant à un cheval de fiacre. Le mépris répété de Clemenceau envers Briand coûtera au Tigre son élection comme président de la République en 1920. 

Pour tous publics Aucune illustration

Adam Craponne

Note globale :

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