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Oum Kalsoum: l’étoile de l’Orient

Oum Kalsoum: l’étoile de l’Orient
Rocher 350 pages
1 critique de lecteur

Avis de Benjamin : "Opulente, indestructible, la voix de velours et de soie, le port pharaonique, c’est Oum Kalsoum l’Égyptienne (Le Monde)"

L’auteure est la seconde épouse de Dominique Baudis, décédé il y a peu de temps en 2014. Oum Kalsoum (ou Oum Kalthoum) est née, dans une famille pauvre de trois enfants, le 30 décembre 1898 à Tmaïe El Zahayira dans le delta du Nil. Son père, al-Shaykh Ibrāhīim al-Sayyid al-Baltājī, est imam et il donne à l’enfant comme prénom l’appelation de la troisième fille du Prophète. Pour augmenter les revenus de la famille, il interprète régulièrement des chants religieux lors diverses cérémonies dans sa région. La petite fille montre des talents de chanteuse et son père, en l’habillant en garçon (mais peu de spectateurs sont dupes sur son sexe), l’intègre à la petite troupe de chanteurs qu'il dirige.

Oum Kalsoum a été la première star de la chanson arabe et est connue entre autre pour le talent qu’elle mettait à interpréter les chansons tristes d’amour. Sa discographie est peuplée de 285 chansons.

Oum Kalsoum a non seulement chanté mais a aussi accompagné le désir d‘indépendance de l’Égypte (sous la tutelle des Anglais à sa naissance) et l’esprit d’affranchissement des femmes par rapport à la société traditionnelle arabe.  Il est à noter que la France est le seul des pays non arabes où elle s’est produite comme chanteuse puisqu’elle a occupée l'Olympia en novembre 1967 (voir son intenview à cette occasion http://www.dailymotion.com/video/x4ruf4_oum-kalsoum-1ere-interview-tele-par_music) .

L’ouvrage propose huit chapitres : Le Rossignol du Delta, Madame Oum Kalsoum, Le chant de l’espoir, L’étoile de l’Orient, La Voix des Arabes, La Dame, La Religieuse de l’Islam.

Photographie absente de l'ouvrage

Dix textes des chansons les plus célèbres, interprétées par notre personnage, sont reproduites. Par ailleurs la liste des chansons qu’elle exécuta pour la première fois de 1924 à 1973 est donnée. Nulle trace apparente du chant de haine contre les juifs qui lui est prêté d’avoir chanté. Or si l’auteure évoque antérieurement l’intervention d’Oum Kalsoum à la radio, lors de la Guerre des six jours en 1967, elle nous épargne de démentir qu’elle entonna les paroles d’une chanson qu’on l'accuse d’avoir interprétée. On aurait aimé savoir si est passé à l’époque, par sa voix mélodieuse, sur les ondes ce texte :

« Égorge, égorge, égorge et sois sans pitié,
Égorge, égorge, égorge, et lance leurs têtes
Dans le désert,
Égorge, égorge, égorge
Tout ce que tu voudras,
Égorge tous les Juifs et tu vaincras. »

Si ce n’est le cas, il est fort possible que, dans cette atmosphère de haine, cette chanson ait été exécutée. Alors par qui ? Le maire juif de Jérusalem a quoiqu’il en soit inauguré en 2012 une rue au nom de la chanteuse égyptienne.  Il est vrai que, pour tous les juifs originaires des pays arabes, elle est une référence culturelle. "L’Astre d'Orient" avait cessé de rayonner le 3 février 1975.

Pour connaisseurs Aucune illustration

Benjamin

Note globale :

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