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La saga d’Hasting le Vengeur. 1, Les seigneurs du vent

La saga d’Hasting le Vengeur. 1, Les seigneurs du vent
Vent des lettres 335 pages
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Avis de Adam Craponne : "Un Viking, d’Europe maître. Avec un chapeau sur la tête. Ça n'existe pas, ça n'existe pas. Et pourquoi pas ?"

L’ouvrage a été publié simultanément en français et anglais, dans cette dernière langue sous le titre de The Lords of the Wind. L’ouvrage commence par une citation de Dudon de Saint-Quentin, un chroniqueur normand né en Vermandois vers 960 ou 970 et mort entre 1026 et 1043. Son ouvrage est une commande du duc Richard Ier de Normandie. Ce récit étant une apologie du peuple normand et de la jeune dynastie ducale, on ne sera pas surpris de lire ceci : « Car la nation franque, terrassée par le vengeur Hasting, n’était qu’un cloaque fangeux. Traîtres et parjures, ils méritaient la damnation. Le châtiment devait s’abattre sur des impies et infidèles ».

 

Hasting est un personnage historique né vers 810 et mort en 893 ; chef Viking, il est connu pour ses nombreuses expéditions sur les côtes de l’Océan atlantique et celle de la Méditerranée. Ce roman historique essaie de reconstituer sa vie. Dans ce premier tome, on approche ses origines ou du moins celles que lui donnent C.J. Adrien, en s’appuyant plus ou moins les sagas islandaises. Si dans ce premier tome de la série, on est dans l’univers proche de l’estuaire de la Loire, le récit devrait nous mener ensuite en particulier vers les Asturies, les îles Baléares, le Roussillon, le Languedoc et la Provence.

 

Une dimension fictionnelle  fait place à une fin de jeunesse où il serait otage de Nominoë, comte carolingien de Vannes, avant d’être reconnu duc par Charles le Chauve et n’avoir jamais été roi de Bretagne comme il est prétendu dans les histoires militantes de cette dernière province. Une licence littéraire fait également apparaître une jeune fille puis femme pour qui Hasting ressent un amour sincère. Le récit fait bien passer l’idée que les Normands profitèrent de la désunion qui régnait dans l’Empire carolingien et à ses marches ; les relations entre Bretons et Francs étaient remplies de méfiance quand ce n’est pas de trahisons successives.

 

Si Hasting apparaît bien sympathique ici, il faut savoir que Dudon de Saint-Quentin le décrivait comme « cruel, grossier, destructeur, condamné, sauvage, féroce, lubrique, criminel, porteur de mort, arrogant, impie, et tout ce qui l'accompagne ».      

 

Pour tous publics Aucune illustration

Adam Craponne

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