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La guerre en vacances

La guerre en vacances
Rocher 259 pages
1 critique de lecteur

Avis de Adam Craponne : "Des choses les plus sures, la plus sure est le doute (proverbe espagnol)"

Bernard du Boucheron est né en 1928 et a déjà donné des romans historiques traitant de différentes époques du XXe siècle. Avec "La guerre en vacances", l’auteur utilise ses souvenirs d’enfance pour nous conter la période de la Seconde Guerre mondiale. 

Une première partie est faite de considérations générales sur l’ensemble du XXe siècle, en s’attachant à évoquer Hitler, Staline et mai 68. Sa vision est plus caricaturale (et même a un côté blague de chansonnier) qu’historique :

« C’est à partir de la mort d’Hitler que les jeunes filles françaises commencèrent à coucher. Elles y étaient incitées par la pénurie de tissu, qui découvrait la jambe au-dessus du genou. » (page 21)

« Le XXIe siècle commença en fanfare le 10 mai 1968. Les jeunes bourgeois allaient rue de la Planche en Triumph TR 4 brûler les Triumph TR 4. » (page 25)

« L’activité génésique des vacanciers s’enflamma ; il en résulta une poussée de natalité : les Françaises ne savaient pas compter. » (page 26)

Notons que ce ne fut pas pendant les vacances estivales que furent conçues les enfants qui furent si nombreux à naître début 1969 mais pendant les grèves de mai et juin.  

Le narrateur évoque ensuite ses propres jeux d’enfant bien en rapport avec cette époque (faire rouler son petit train électrique, jouer à la guerre, s’imaginer être un prêtre, se prendre pour Guillaume Tell…).  Ses lectures à Paris sont très influencées par le contenu des cours qu’il reçoit dans ce qui semble un collège tenu par des jésuites, sans que ce qualificatif n’apparaisse. Les vacances se passent à la mer ou dans le Limousin, sans que ne soient apportées plus de précisions si ce n’est que le Cher passe tout près de la propriété ce qui nous situe forcément dans l’est de la Creuse, ce qui nous situe pas loin des limites entre la Creuse et le Puy-de-Dôme.

Dans le Limousin, il parcourt des livres au contenu plus ludique comme les ouvrages de la Comtesse de Ségur ou de Jules Verne, il cite page 91 un livre qui l’enchanta à savoir "Bricolin et les sept métiers" mais ne donne pas le nom de son auteure et semble ignorer que celle-ci est très liée à Montluçon et à l’est de la Creuse. Il s’agit de Lily Jean-Laval. En matière d’histoires en images, le narrateur connaît les productions de Christophe et Töpffer.      

L’Exode conduit la famille dans la maison ancestrale de la Creuse.  De retour à Paris, notre narrateur découvre le lycée et sa naïveté d’alors lui  fait dire encore aujourd’hui que c’est le maréchal Pétain qui a introduit les aumôniers au lycée. Non ils y sont toujours restés depuis Napoléon (voir http://www.persee.fr/doc/assr_0003-9659_1972_num_34_1_1894) ; ceci officiellement parce qu’il y avait des internats dans chaque lycée et officieusement afin de pouvoir séduire quelques franges d’élèves issus de milieux bourgeois catholiques. Suivent quelques considérations sur la vie quotidienne, la vie culturelle et la vie très personnelle du narrateur.

Pour tous publics Beaucoup d'illustrations

Adam Craponne

Note globale :

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