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L’abbaye royale de Fontevraud

L’abbaye royale de Fontevraud
Ouest-France 33 pages
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Avis de Ernest : "La prison a sauvé Fontevraud de sa destruction l’abbaye"

La colonie pénitentiaire de Saint-Hilaire, maison de redressement pour les jeunes, était située à Roiffé dans la Vienne mais non loin de la prison pour adultes de Fontevraud qui occupait l’ancienne abbaye. Elle était considérée comme une sorte de propédeutique à la maison de détention ouverte en 1814 (la décision a été prise par décret en 1804). De cette époque, qui dure 150 ans, il a été conservé quelques cellules dites "cages à poules". Le maximum de détenus sera de 1 600 en 1842,  Jean Genêt a décrit un séjour là dans Le monde la rose publié en 1946 (totalement imaginaire d'après certains historiens) plus (ajouterons-nous personnellement) Jean-Armand Spiller le roi de l'évasion, des oustachis complices de l’attentat contre le roi de Yougoslavie Alexandre 1er, de nombreux résistants et plus tard de collaborateurs comme Pierre de Varaigne, l’amiral Jean-Charles Abrial et le préfet Amédée Bussière.

L’ouvrage de Claire Giraud-Labalte et Patrice Giraud débute en nous présentant le site géographique dans une double-page dont les deux tiers sont occupées par une illustration, on est à moins de 10 km du confluent entre la Vienne et la Loire. On passe au fondateur de l’abbaye Robert d’Arbrissel, en omettant de préciser que son choix du lieu fut influencé que l’on était là sur une terre du comte d’Anjou mais dans le diocèse de Poitiers. Endroit stratégiquement intéressant pour une meilleure autonomie car l’évêque ne pouvait subir les pressions du comte et l’inverse était vrai aussi. Notons que l’on est aussi à deux pas de la Touraine.

Ceux qui ne connaissent pas le lieu découvriront qu’en fait il y avait là non pas un mais quatre monastères, l’ensemble étant dirigé par une femme. Nulle trace de féminisme là-dedans et il aurait été bon de le dire clairement. En effet il s’agissait dans l’esprit du fondateur de mettre ses moines en position d’humilité en toute occasion.   

On  ne suit pas toujours l’ordre chronologique, car les tombeaux d’Aliénor d’Aquitaine, de son mari Henri II, de son fils Richard cœur de lion et de sa belle-fille Isabelle d’Angoulême sont présentés en fin d’ouvrage. En fait les auteurs se sont laissés guidés par le souci de l’unité des lieux et ils ont parfaitement réussi à nous décrire ceux-ci par de très nombreuses illustrations et un texte incisif.    

Pour tous publics Beaucoup d'illustrations

Ernest

Note globale :

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