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Pauline Viardot, cent ans après

Pauline Viardot, cent ans après
L’Harmattan294 pages
1 critique de lecteur

Avis de Alexandre : "1910 + 100 = 2010"

L'Association des amis d'Ivan Tourguéniev, Pauline Viardot et Maria Malibran est née en 1978 et elle entend faire vivre le musée Ivan Tourgueniev à Bougival dans les Yvelines. Alexandre Zviguilsky, qui dirige cet ouvrage, est un des membres fondateurs de cette association qui a milité pour la rénovation des bâtiments du musée, une tâche qui devrait être financé par le nouveau loto du patrimoine qui verra son premier tirage en septembre 2018. Notons que la maison de Pierre Loti à Rochefort en bénéficiera aussi comme la maison d’Aimée Césaire à la Martinique.  

Ce livre commence par un éditorial de ce dernier et est suivi par vingt articles. Certains peuvent avoir été écrits il y a fort longtemps (environ un siècle et demi) comme cette Ode à Pauline Viardot sous le plume d'Ivan Tourgueniev ; cette dernière a élevé la fille d'Ivan Tourgueniev  en France pendant la période où il était resté en Russie. Il lui doit aussi le passage clandestin de Russie en France de manuscrits qu’il lui confie alors qu’elle fait une tournée au pays des tsars.

En effet Pauline Viardot est une cantatrice et une compositrice française ;  née à Paris en 1821 sous le nom de Pauline Garcia, elle décède dans cette même ville en 1910. Elle cesse ses activités de chant dans les années 1870. Sa vie personnelle et artistique est évoquée dans diverses dimensions. De 1863 à 1870, elle vit en Allemagne à Baden-Baden et elle a d’ailleurs une statue à son nom dans le parc de cette ville d’eau.

L’ouvrage ne précise pas quand les textes ont été écrits, ce qui est assez crispant à la longue. Ainsi on se demande par exemple en quelle année les mairies des 7e et 9e arrondissements (il est vrai toujours tenus par la droite parisienne) ont sabordé l’hommage que voulait rendre l’association à Pauline Viardot, sans compter ce que vient faire cette remarque en introduction d’une lettre de cette dernière où elle raconte soigner les blessés allemands de la guerre franco-prussienne de 1870 à Baden-Baden. 

Parmi les textes sortant de l’ordinaire on relève celui du metteur en scène Boris Goloubitsky à la recherche d’une musique de Pauline Viardot sur le dernier conte de Shakespeare, à savoir La Tempête. On découvre aussi un article autour de la prestation de l’acteur Michael Lonsadale dans le spectacle Le Chant des Frênes qui apparaît comme une création collective, jouée en 2011, pour mettre en valeur Ivan Tourgueniev et Pauline Viardot. Cet ouvrage nous semble destiné à ceux qui connaissent déjà le personnage évoqué et nous émettons des réserves sur la possibilité, pour quelqu’un qui le découvre par hasard, d’être accroché par son contenu.  Ceci est dommage car il y a tout de même un louable effort de présenter une iconographie variée et dense.

Réservé aux spécialistes

Alexandre

Note globale :

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