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Ce que l’art préhistorique dit de nos origines

Ce que l’art préhistorique dit de nos origines
Flammarion 340 pages
1 critique de lecteur

Avis de Benjamin : "Au Paléolithique supérieur déjà des classes qui se proclament supérieures"

Voici le plan de l’ouvrage  Ce que l'art préhistorique dit de nos origines :

Avant-propos

Introduction

Chapitre premier. Des chasseurs-cueilleurs inégalitaires

Chapitre 2. Ressources naturelles et stockage alimentaire

Chapitre 3. D'autres signes de division sociale du travail

Chapitre 4. Une noblesse héréditaire

Chapitre 5. Des lieux de pouvoir

Chapitre 6. Une héraldique paléolithique

Chapitre 7. L'origine du naturalisme

Chapitre 8. Le cas Qurta

Chapitre 9. La disparition brutale de l'art paléolithique

Chapitre 10. Discussion et prolongements

Conclusion

Un des paragraphes clés est celui qui ouvre l’introduction :

«  Le choc que provoquent les peintures paléolithiques de grotte Chauvet (Ardèche), rendues mondialement célèbres par un documentaire de Werner Herzog, réside dans la contradiction apparente entre leurs ancienneté (elles datent d'environ 35 000 BP) et leur très haut niveau d'aboutissement : justesse du train, finesse d'observation, effets de modelé par estompe, profondeur. Maitriser le dessin à ce point ne va pas de soi et demande à l'évidence un apprentissage.  Apprentissage qui passe par des exercices réguliers qu'il aura certainement fallu répéter pendant des années. Soit un investissement considérable en temps et en énergie. Un investissement pour le moins inattendu de la part de populations nomades vivant des seuls produits de la chasse et de la cueillette, de surcroît dans un contexte climatique rigoureux. D'autant que ce savoir ne participait d'aucune manière à la survie immédiate des populations». (page 13)

La tombe de Sungir située à environ 200 km à l'est de Moscou, datée entre 28 000 et 32 000 ans avant Jésus-Christ.

L’idée développée est que des hommes apprenaient le métier d’artiste et se mettaient au service d’une classe sociale qui avait capté les surplus alimentaires et entendait tant paraître avec un mode de vie différent de celui des autres membres de la tribu que de se réclamer d’ascendants fabuleux. La remontée des eaux intervenue a malheureusement rendu inaccessible nombre de grottes vraisemblablement très artistiquement décorées. Le Paléolithique supérieur (entre 45 000 et 10 000 ans avant Jésus-Christ) est complètement revisité grâce à quelques idées phares avancées par Emmanuel Guy.

« Chaque famille noble portait le nom d’un ancêtre mythique généralement issu du règne animal ou de l’imaginaire. Ces symboles mythiques étaient figurés sur des blasons qui servaient à identifier le rang de naissance du porteur des titres et autres privilèges auxquels ces derniers ouvraient droit » (pages 55-56).

« Ce paléocapitalisme dont nous nous sommes efforcer de repérer les signes n’aurait au fond rien de très surprenant. Il ne ferait qu’inaugurer une idéologie qui, sous des formes diverses, aura marqué la destinée de la civilisation occidentale. Pourquoi en Eurasie et pas ailleurs ? Sans doute parce que le besoin des réserves aura été particulièrement stimulé par le régime saisonnier des latitudes hautes et la nécessité pour les populations de pallier autant que possible la disette hivernale » (page 318).  On trouve, non paginées, une petite vingtaine de feuillets avec des photographies.

Pour connaisseurs Quelques illustrations

Benjamin

Note globale :

Par - 352 avis déposés - lecteur régulier

385 critiques
24/03/18
Dordogne : une exposition exceptionnelle pour les 150 ans de l'homme de Cro Magnon
https://www.francebleu.fr/infos/societe/dordogne-une-exposition-exceptionnelle-pour-les-150-de-l-homme-de-cro-magnon-1521843340
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