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Chroniques diplomatiques, Chine 1955

Chroniques diplomatiques, Chine 1955
Le Lombard 64 pages
1 critique de lecteur

Avis de Xirong : "Sept cent millions de chinois. Et moi, et moi, et moi"

 

Cette BD est la troisième d’une série Chroniques diplomatiques ; les deux premiers volumes avaient l’un une action en 1953 à Téhéran et l’autre en Birmanie pour l’année suivante. On suit régulièrement les aventures Jean d’Arve et ici de dernier est envoyé à Pékin. Il est accompagné d’un homme, Jacques Frachon, avec qui il a noué des liens personnels. On aura une révélation sur un épisode de leur histoire commune.

Il s’agit de retrouver des documents qu’aurait cachés le dernier ambassadeur de France à l’ambassade du pays, après l’arrivée de l’Armée populaire mais aussi d’amorcer un dialogue entre les deux pays (dialogue rompu depuis le changement de régime en Chine). L’atmosphère est tendue mais peut-on envisager que les Chinois soient aussi agressifs vis-à-vis d’un diplomate français qui de plus est reçu par Mao Zedong et Zhou En Lai.

Les reconnaissances officielles de la Chine se sont échelonnées et est exact, aussi surprenant que ce soit,  ce qui se dit page 55 : « Le 27 janvier 1964, la France devenait la première grande puissance occidentale à renommer un ambassadeur à Pékin ». Vu qu’il n’y avait alors que trois grandes puissances occidentales, on peut faire un tour vers la Royaume-Uni. Le 6 janvier 1950, le Royaume-Uni a reconnu la République de Chine populaire, l’échange au niveau des chargés d'affaires date de 1954 et le premier échange d'ambassadeurs entre ces deux pays ne date que de 1972.

Le graphisme porte bien l’atmosphère des années cinquante et on remarque que même certaines expressions employées par les personnages relèvent de cette époque comme "bougres d’andouille". Cette formule est prononcée en 1946 dans l’hôtel du pont de Moulins, cette dernière cité est assez peu représenté dans les albums pour que cela soit aussi signalé. On assiste également à une discussion dans un cinéma où est projeté le film de Clouzot Les Diaboliques avec Simone Signoret.  

L’avant-dernière page est consacrée aux deux voyages d’Edgar Faure en Chine précédant la reconnaissance de la Chine par la France, ce qui nous vaut deux grandes vignettes mettant en scène le général de Gaulle. La situation des îles proches de la côte chinoise restées aux mains du Kuomintang après 1949 et celle de Taiwan aujourd’hui sont esquissées.

Au cours du récit, des allusions ont été faite aux interventions des puissances européennes et du Japon en Chine au XIXe et début du XXe siècle, en insistant sur le mouvement des boxers. Dans un dossier documentaire de huit pages, des explications sont fournies à ce sujet, à côté d’une page entière consacrée à la révolte des Taiping et des informations sur les régimes qui ont succédé à la chute de l’Empire.

Pour tous publics Beaucoup d'illustrations

Xirong

Note globale :

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