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La Vie devant elles

La Vie devant elles
Glyphe 132 pages
1 critique de lecteur

Avis de Octave : "Des papillons qui n’ont guère le temps de papillonner"

Au Japon, le papillon est l'emblème de la femme pour son côté gracieux et sa légèreté. On nous propose dans cet ouvrage quinze portraits féminins, chacune de ses femmes se voit consacrer environ huit pages. La période historique couvre quasiment l’ensemble du vingtième siècle en s’échelonnant progressivement. Certains textes sont très en lien avec la période où ils se déroulent et en particulier ceux en rapport avec chacune des deux guerres mondiales. Une dizaine de photographies apportent un complément d'information sur la vie du moment où se déroule l'action.

On a là une grande diversité des situations avec des choix dans des milieux populaires, une sélection des thèmes bien ancrés dans leur époque, ainsi la jeune mongolienne, la Maghrébine (résidant en France) qui échappe au mariage forcé, la personne reconnue" Juste parmi les nations" et la prostituée congolaise arrivent-elles à la fin du XXe siècle sans grande précision sur l’année. Parfois l’espace de temps est clairement donné, c’est le cas avec la femme qui avorte une dizaine d’années avant la tenue du procès de Bobigny, l’épouse du déserteur durant la Première Guerre mondiale, l’amoureuse d’un boche durant la Seconde guerre mondiale. L’action est toujours en France, dans des lieux généralement peu précis sauf si on est dans la capitale comme avec Fanny qui rencontre Kiki de Montparnasse et photographe Man Ray. L’apparente fragilité des personnages  est une constante mais une grande énergie se dégage finalement de ces femmes. On perçoit en filigrane une certaine évolution de la condition féminine.  

Kiki de Montparnasse (cliché absent de l'ouvrage)

Dans sa préface à La Vie devant elles, Hubert de Maximy écrit :  « Dans ces histoires d’enfants, de fillettes, de femmes : une lumière. Si petite soit-elle, elle est capable de rendre supportable le souvenir d’un passé insupportable et d’ouvrir sur une sérénité qui ressemble au bonheur. Un bonheur modeste comme cette petite flamme justement qui ne s’éteindra pas car elle se transmettra, à tous les lecteurs, à toutes les lectrices de ce petit livre, fait de pépites d’instant qui font du bien à l’âme. »

Réservé aux spécialistes Quelques illustrations

Octave

Note globale :

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