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Entre mémoire et droit: Histoire, patrimoine et dialogues culturels entre la France et le Mexique 1826-2026

Entre mémoire et droit: Histoire, patrimoine et dialogues culturels entre la France et le Mexique 1826-2026
L’Harmattan141 pages
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Avis de Alexandre : "Une politique culturelle mexicaine portant l’idée de rupture avec le passé colonial"

Les Espagnols détruisirent, en violation des capitulations entre le royaume de Grenade et les couronnes de Castille et d’Aragon réunis, le patrimoine écrit d’Al-Andalous en 1492. Une dizaine d’années plus tard, les évêques espagnols ordonnèrent en Amérique la destruction des codex amérindiens et s’attaquèrent aux classes sacerdotales de cultures précolombiennes.   

Après la Révolution mexicaine du début du XXe siècle, une passion se dessine auteur de l’art du Mexique ancien, le pays cherchant à renforcer son identité nationale.

L’introduction est suivie d’une première section intitulée "Les premiers signes de la sauvegarde du patrimoine culturel". On découvre que dès la fin du XVIIIe siècle, les jésuites soutinrent la création d’un musée pour conserver les vestiges de l’Antiquité mexicaine. Une législation de protection des biens culturels s’homogénise dans la dernière partie du XIXe siècle. Collections privées et collections publiques se développent, des sociétés savantes apparaissent.

 Sous l’empereur Maximilien, marionnette de Napoléon III, la politique culturelle mais aussi les législations civiles et sociales du Mexique s’inspirent d’exemples français. Maximilien fonde l’Académie des sciences et des lettres mais aussi valorise la culture indigène.

La deuxième section se nomme "La refondation du projet culturel" et on attaque en avançant qu’en nouveau projet culturel se bâtit après la fin de la Révolution mexicaine. La scolarisation se développe et une politique active dans le domaine des biens culturels se met en place afin que la société prenne conscience de la valeur des cultures indigènes. Toutefois le Mexique souffre d’un pillage de ses biens archéologiques dans un objectif mercantile. Une partie de nombre de trésors passent la frontière septentrionale et se retrouvent aux USA. Paris et Londres jouent un rôle non négligeable dans la dispersion de l’héritage culturel précolombien. Biens mobiliers et immobiliers sont soumis à de nouvelles législations.

L’ouvrage se clôt ainsi : « Les questions fondamentales dans notre société consistent à déterminer comment la mémoire nationale sera préservée, structurée et représentée. Il s’agit là d’une affaire politique, car elle touche inévitablement à l’identité et aux sentiments nationaux, ainsi qu’à la notion même de citoyenneté. C’est ainsi qu’émerge la notion de citoyenneté culturelle, qui entend répondre aux exigences induites par le multiculturalisme, phénomène dont la prégnance se manifeste avec une acuité particulière au Mexique » (page 137).

Personnellement, au vu du titre de l’ouvrage, je m’attendais à voir développer les influences réciproques entre la France et le Mexique en matière de politique culturelle. Je n’en ai trouvé que de très rares traces.   

 

Pour connaisseurs Aucune illustration

Alexandre

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