Avis de Xirong : "Moi je me changerai en chien, si je peux rester la Terre et comme réverbère quotidien je m’offrirai Madame Thatcher (chanteur Renaud)"
Les années Reagan se conjuguèrent aux années Thatcher et l’univers socio-politique mondial en fut bouleversé. Ils portèrent une vague néo-libérale qui rogna considérablement les acquis de l’État-providence obtenus après la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Le portrait de la dame de fer est à charge mais pouvait-il en être autrement, à moins que le scénario ne fut signé par un libertarien, bref un individu pensant l’État comme une institution coercitive, illégitime, voire inutile, désirant valoriser la liberté individuelle à tout crin et voulant réduire les impôts des plus riches tout en augmentant la pression fiscale sur les plus pauvres. La question intéressante serait de voir l’héritage de Magaret Thatcher dont Emmanuel Macron s’est emparé.
La couverture de cette BD est une allusion à une chanson de Renaud des années 1980, dont nous citons en titre la phrase essentielle. Les membres de la famille de Magaret Thatcher sont peut-être trop caricaturés, mais cela donne un ressort comique au récit.
L'ascension finale de la fille d'épicier au sein du parti conservateur, étape obligatoire vers les sommets du pouvoir, est bien exposé. Les étapes essentielles de son action politique, tant en politique intérieure qu’extérieure, sont développées de façon pédagogique. Le coût social et humain du thatchérisme est montré dans de nombreuses dimensions. Sa mentalité de boutiquière est largement décrite par le biais de ses rapports avec l’Union européenne. Les principaux leaders politiques français et allemands, de son époque au gouvernement, apparaissent.
Par contre de la vie Thatcher avant sa montée au pouvoir on ne sait rien. Elle a fait pourtant des études supérieures et a inventé le moyen d’incorporer plus d’air dans la glace à l’italienne. Ce fait de diminuer la substance pour rien est une bonne image de sa politique.
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