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Le petit quizz de Georges Clemenceau

Le petit quizz de Georges Clemenceau
Pierre de Taillac99 pages
1 critique de lecteur

Avis de Adam Craponne : "Pour Vendéens mais pas seulement"

Quand Georges Clemenceau vint, l’année 1906, en visite officielle  dans son département natal de Vendée et en particulier à sa préfecture La Roche-sur-Yon, il fut boudé par tous les élus de sensibilité catholique non franchement ralliée à la République. Aujourd’hui le Tigre fait l’unanimité parmi les Vendéens (d’ailleurs ceux qui lui portent le plus d’affection ne sont pas tous ceux qu’il  fréquenterait) deux musées lui sont consacrés en Vendée, l’un à Mouilleron-en-Pareds où il réside et un à Saint-Vincent-du-Jard. De plus un monument à Sainte-Hermine rappelle son rôle de Président du conseil durant la Première Guerre mondiale. Si ces deux musées sont signalés en fin d’ouvrage, avec d’autres sites en rapport avec le Tigre, par contre n’est pas mentionnée la statue de Sainte-Hermine mais l’est celle devant le Petit Palais.

L’ouvrage Le petit quizz de Georges Clemenceau propose une soixantaine de questions autour de Clemenceau, la réponse suit en-dessous. Aux divers surnoms qui lui furent donnés, on eut pu ajouter que la bande autour de Foch et Maurras écrivaient  "Le perd la victoire" au lieu de "Le père la victoire".  

Des aspects inconnus des intérêts du Tigre sont livrés, comme son souci de protection des animaux ou son action pour faire interdire les peintures à base de plomb (ceci en lien avec son métier de médecin). Il est bon de rappeler que c’est sous son dernier gouvernement, le 23 avril 1919, que fut votée la journée de huit heures de travail (dix heures auparavant), ce qui faisait quarante-huit heures de travail par semaine ; l’historien rajoutera que c’est pour éviter une grève générale sur ce thème que cela se fit et que cette revendication s’appuyait sur le fait que les bolchéviques avaient pris cette mesure dès leur arrivée au pouvoir.  

Les ayatollahs de la langue française ne peuvent décemment pas se revendiquer de son aura, lui qui refusa de siéger à l’Académie française, où il fut élu fin novembre 1918 sans être candidat (contrairement à la Présidence de la République où il voulait accéder sans annoncer sa candidature). En effet Clemenceau considérait le français comme une langue vivante et se refusait à toute sclérotisation de son usage verbal ou écrit. Voilà, pour nous, un point à porter au crédit du Tigre que nous ne connaissions pas et qui vraisemblablement déplaira à nombre de thuriféraires de Clemenceau.

Le portrait d’une demi-douzaine de personnages suit, dont celui de son collaborateur Georges Mandel, dont on aurait aimé voir préciser qu’il fut député de la Gironde. On a aussi une petite chronologie de sa vie.

Pour tous publics Peu d'illustrations

Adam Craponne

Note globale :

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